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Guide des Médicaments
Xeomin 100 unités DL50 poudre pour solution injectable

Xeomin 100 unités DL50 poudre pour solution injectable

Composition:



1 flacon contient 100 unités DL50* de neurotoxine de Clostridium Botulinum de type A (150 kD), sans protéines complexantes
* Une unité correspond à la dose létale 50 (DL 50) du produit reconstitué et injecté par voie intrapéritonéale chez la souris dans des conditions contrôlées.
Étant donné les différences dans l’essai DL50, ces unités sont propres à Xeomin et ne sont pas interchangeables avec d’autres préparations de toxine botulinique.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.


Forme pharmaceutique:



Poudre pour solution injectable. Poudre blanche.


Indications therapeutiques:



Xeomin est indiqué pour le traitement symptomatique du blépharospasme et de la dystonie cervicale rotationnelle (torticolis spasmodique) chez l’adulte


Posologie:



Les doses recommandées de Xeomin ne sont pas interchangeables avec les autres préparations de toxine botulinique.
Xeomin doit être administré uniquement par des médecins spécialistes ayant déjà une bonne expérience de l'utilisation de la toxine botulinique et de l’utilisation de l’équipement approprié par ex : EMG (électromyographie).

La solution reconstituée de Xeomin est administrée par voie intramusculaire.

Les doses optimales et le nombre de sites d’injection dans le muscle traité doivent être déterminés par le médecin individuellement pour chaque patient.

Les doses optimales doivent être déterminées par augmentation progressive des doses.
Pour les instructions sur la reconstitution / dilution des flacons, voir section 6.6. Après reconstitution, Xeomin ne devrait être utilisé que lors d’une seule séance d’injection et pour un seul patient.

La diminution ou l’augmentation de la dose de Xeomin est possible en administrant un volume d’injection plus petit ou plus grand. Plus le volume d’injection est faible, moins il y a de sensation de pression et moins la toxine botulinique de type A diffuse dans les muscles injectés. Cela permet de réduire les effets sur les muscles avoisinants lorsque des groupes de petits muscles sont injectés.
Blépharospasme

La solution de Xeomin reconstituée est injectée au moyen d’une aiguille stérile de taille appropriée (27 à 30 Gauge/0.30 à 0.40 mm).

Le guidage électromyographique n'est pas nécessaire. Un volume d’injection d’environ 0,05 à 0,1 ml est recommandé.
Xeomin est injecté dans la partie interne et externe du muscle orbiculaire de la paupière supérieure et dans la partie externe latérale du muscle orbiculaire de l’œil de la paupière inférieure.

Le produit peut aussi être injecté dans d’autres sites de l’arcade sourcilière, de la partie latérale du muscle orbiculaire et de la zone faciale supérieure si des spasmes gênent la vision.

La dose initiale recommandée est de 1.25 à 2.5 unités (volume : 0.05 - 0.1 ml) dans chaque site.

La dose initiale ne doit pas dépasser 25 unités par œil. Pour le traitement du blépharospasme, la dose totale ne doit pas dépasser 100 unités toutes les 12 semaines.

Les injections à proximité du muscle releveur de la paupière supérieure doivent être évitées pour réduire le risque de ptôsis (chute de la paupière). Une diplopie peut se développer à la suite de la diffusion de la neurotoxine botulinique de type A dans le muscle oblique inférieur de l’œil.

Le fait d’éviter les injections dans le muscle médian de la paupière inférieure permet de réduire ce risque.

L'effet des injections apparaît dans un délai médian de quatre jours suivant l'injection.

L’effet de chaque traitement dure généralement environ 3 à 4 mois ; il peut toutefois durer plus ou moins longtemps.

Le traitement peut être répété si nécessaire.

Lors des réinjections, la dose peut être augmentée jusqu'à deux fois si le résultat du traitement initial est considéré insuffisant (effet durant moins de deux mois). Cependant, l’injection de plus de 5.0 unités par site ne semble apporter aucun bénéfice supplémentaire. Normalement, un traitement plus fréquent que tous les 3 mois n'apporte aucun bénéfice supplémentaire.
Torticolis spasmodique
Pour le traitement du torticolis spasmodique, la dose de Xeomin doit être adaptée individuellement pour chaque patient selon l’orientation de la tête et du cou du patient, la localisation de la douleur éventuelle, l’hypertrophie du muscle, le poids du patient et sa réponse au traitement précédent. Une aiguille stérile de taille appropriée (de 25 à 30 Gauge/0.30 à 0.50 mm) peut être utilisée pour l’injection des muscles superficiels et une aiguille de 22 Gauge/0.70 mm pour les injections dans les muscles plus profonds. Un volume d’injection d’environ 0.1 à 0.5 ml est recommandé.
Pour le traitement du torticolis spasmodique, Xeomin est généralement injecté dans le sterno-cléido-mastoïdien, le muscle angulaire de l'omoplate, les scalènes, le splénius, et/ou les trapèzes. Cette liste n’est pas exhaustive car tous les muscles contrôlant la position de la tête peuvent être concernés et nécessiter un traitement. En cas de difficulté pour isoler les muscles, les injections doivent être faites sous guidage électromyographique.

La masse musculaire et le degré d’hypertrophie ou d’atrophie sont des facteurs à prendre en considération dans le choix de la dose.
En pratique, la dose totale maximale est habituellement inférieure à 200 unités. Il est possible d’administrer jusqu’à 300 unités. Ne pas administrer plus de 50 unités par site.

Le choix de sites d’injection multiples permet une diffusion plus uniforme de Xeomin dans les zones innervées du muscle dystonique et s’avère particulièrement utiles dans les gros muscles.

Le nombre optimal de sites d’injection dépend de la taille des muscles à dénerver chimiquement.

Le sterno-cléido-mastoïdien ne doit pas être injecté de façon bilatérale ni recevoir des doses supérieures à 100 unités, car cela augmente le risque d’événements indésirables (en particulier de dysphagie).

L'effet des injections apparaît dans un délai médian de sept jours suivant l’injection.

L’effet de chaque traitement dure généralement environ 3 à 4 mois ; il peut toutefois durer plus ou moins longtemps.

Les séances de traitement doivent être espacées d’au moins 10 semaines.
Toutes les indications
En l’absence d’amélioration un mois après la première séance d’injections, il y a lieu :
· de vérifier cliniquement (par un examen électromyographique en milieu spécialisé) l’action de la toxine sur le(s) muscle(s) injecté(s) ;
· d’analyser les causes de l’échec qui peuvent être diverses : mauvaise isolation des muscles injectés, dose insuffisante, technique d’injection inadaptée, apparition d’une contracture fixée, muscles antagonistes trop faibles, formation d’anticorps ;
· réévaluer la pertinence du traitement par la neurotoxine botulinique de type A ;
· en l’absence d’effets indésirables lors de la première injection, pratiquer une deuxième injection dans les conditions suivantes : 1) ajuster la dose, en tenant compte de l’échec précédent ; 2) guidage électromyographique ; 3) respecter l’intervalle minimal entre la première et la deuxième injection.
En l’absence d’amélioration après une première injection, le patient doit être considéré comme un non-répondeur primaire. Aucune étude n’a été menée pour savoir si une non-réponse secondaire liée au développement d’anticorps est moins fréquente sous Xeomin qu’avec des préparations conventionnelles de complexes de toxine botulinique de type A. En cas de non-réponse, d’autres traitements doivent être envisagés.
Xeomin n’a pas été étudié dans la population pédiatrique et n’est donc pas recommandé dans cette population jusqu’à l’obtention de données supplémentaires.


Contre indications:



· Hypersensibilité à la neurotoxine botulinique de type A ou à l’un des excipients.
· Troubles généralisés de l’activité musculaire (ex : myasthénie grave, syndrome de Lambert-Eaton).
· Existance d’une infection au site proposé d’injection.


Mises en garde:



Des effets indésirables, liés à la diffusion de la toxine à distance du site d’administration, ont été rapportés (voir rubrique 4.8), ayant parfois conduit au décès associé dans certains cas à une dysphagie, une pneumonie d’inhalation et/ou chez des patients ayant une faiblesse généralisée.
Les patients traités à dose thérapeutique peuvent présenter une faiblesse musculaire excessive. Les patients souffrant de troubles neurologiques préexistants incluant des difficultés de déglutition sont plus à risque de présenter ces effets. Chez ces patients, le traitement devra être utilisé sous le contrôle d’un médecin spécialiste et uniquement si le bénéfice du traitement l’emporte sur le risque.
Les patients ayant des antécédents de dysphagie et de pneumopathie d’inhalation doivent être traités avec la plus grande précaution.
Les patients et leur entourage doivent être avertis de la nécessité d’une prise en charge médicale immédiate en cas d’apparition de troubles de la déglutition, de troubles du langage ou de troubles respiratoires.
Une réaction anaphylactique peut survenir dans de rares cas après l’injection d’une neurotoxine botulinique de type A (voir rubrique 4.8). Adrénaline et autres traitements possibles de l’anaphylaxie doivent être à disposition.
Avant d’administrer Xeomin, le médecin doit se familiariser avec l’anatomie du patient et toute altération de cette dernière due à une intervention chirurgicale antérieure. Il faut redoubler d’attention si les sites d’injection sont à proximité de structures sensibles comme l’artère carotide et le segment apical des poumons.
L’expérience est limitée chez les patients naïfs et pour les traitements à long terme.
Xeomin doit être utilisé avec précaution :
· en cas de troubles hémorragiques, quels qu’ils soient ;
· chez les patients sous traitement anticoagulant ;
· chez les patients souffrant de sclérose latérale amyotrophique ou d’autres troubles entraînant un dysfonctionnement neuromusculaire périphérique ;
· dans les muscles cibles qui présentent une faiblesse ou atrophie prononcée.
Les doses uniques de Xeomin recommandées ne doivent pas être dépassées et l’intervalle entre les injections ne doit pas être raccourci.
Les effets thérapeutiques de la neurotoxine botulinique de type A peuvent augmenter ou diminuer en cas d’injections répétées. Ces variations peuvent résulter de différences dans le procédé de reconstitution des flacons, dans le choix des intervalles d’injection, des muscles injectés, et des variations infimes de l’activité de la toxine liée aux tests biologiques ou une non-réponse secondaire.
L’injection trop fréquente de toxine botulinique peut entrainer la formation d’anticorps qui pourrait engendrer une résistance au traitement (voir rubrique 4.2)
Il est nécessaire de rappeler aux patients précédemment akinétiques ou sédentaires que la reprise d’activité doit être progressive après l’injection de Xeomin.
Xeomin contient de l’albumine, un dérivé du sang humain. Lors de la fabrication de médicaments à partir de sang ou de plasma humain, les mesures standard mises en place pour éviter la transmission d’agents infectieux incluent une sélection soigneuse des donneurs, l’analyse des dons individuels et des pools plasmatiques pour détecter les marqueurs spécifiques d’une infection, et l’introduction d’étapes efficaces dans le procédé de fabrication pour inactiver/éliminer les virus. Malgré ces mesures, lorsque les médicaments sont préparés à partir de sang ou de plasma humain, le risque de transmission des agents infectieux ne peut jamais être totalement écarté. Cela s’applique aussi aux virus inconnus ou émergents ou à d’autres types d’agents infectieux. Il n’y a eu jusqu’à présent aucun rapport de transmission virale avec l’albumine fabriquée selon les spécifications de la pharmacopée européenne, selon des procédés bien établis.
Blépharospasme
Étant donné l’activité anticholinergique de la neurotoxine botulinique de type A, Xeomin doit être utilisé avec précaution chez les patients à risque de développer un glaucome par fermeture de l’angle.
Afin d’empêcher l’apparition d’un ectropion, il faut éviter d’injecter le produit dans la zone de la paupière inférieure et instaurer un traitement vigoureux en cas de lésion épithéliale. Ce traitement peut nécessiter l’emploi de collyre protecteur, de pommade, de lentilles souples thérapeutiques ou l’occlusion de l’œil par un bandeau ou tout autre moyen similaire.
La diminution du clignement due à l'injection de Xeomin dans le muscle orbiculaire peut conduire à une exposition prolongée de la cornée, à une lésion épithéliale persistante et à une ulcération de la cornée, en particulier chez les patients ayant présenté des troubles du nerf crânien (nerf facial). Des tests de sensibilité cornéenne doivent être effectués chez les patients ayant été opérés des yeux.
Des ecchymoses se produisent facilement dans les tissus mous de la paupière. L’application d’une légère pression immédiatement après l’injection peut limiter ce risque.
Torticolis spasmodique
Les patients doivent être informés que les injections de Xeomin pour le traitement du torticolis spasmodique peuvent provoquer une dysphagie modérée à sévère avec risque d’aspiration et de dyspnée. Un traitement médical peut s’avérer nécessaire (par ex : sous forme de sonde d’alimentation gastrique) (voir rubrique 4.8). La dysphagie peut durer jusqu’à deux à trois semaines après l'injection, une durée atteignant cinq mois ayant été rapportée dans un cas. Afin de minimiser le risque de dysphagie, l’injection doit se limiter au muscle sterno-cléido-mastoïdien et ne pas dépasser 100 unités. Les patients ayant une faible masse musculaire au niveau du cou ou qui nécessitent des injections bilatérales dans le muscle sterno-cléido-mastoïdien présentent des risques plus élevés. L’apparition d’une dysphagie est attribuable à l’effet pharmacologique de Xeomin à la suite de la diffusion de la neurotoxine dans la musculature œsophagienne.


Grossesse:



Il n'existe pas actuellement de données cliniques appropriées sur l’utilisation de la neurotoxine botulinique de type A pendant la grossesse. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque clinique éventuel chez l’homme n'est pas connu.
Par conséquent, Xeomin ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins d’une nécessité absolue et si le bénéfice potentiel justifie le risque.
On ignore si la neurotoxine botulinique de type A est excrétée dans le lait maternel humain. Par conséquent, l’utilisation de Xeomin pendant l’allaitement n’est pas recomandée.


Effets indesirables:



Des effets indésirables peuvent apparaître après l’injection mal orientée de neurotoxine botulinique de type A entrainant la paralysie temporaire des muscles voisins. De fortes doses peuvent provoquer une paralysie des muscles à distance du site d’injection. Généralement, les effets indésirables se manifestent au cours de la première semaine suivant le traitement et sont de nature transitoire. Ils peuvent être limités à la zone autour du site d’injection (par ex : douleur locale, sensibilité et saignements au point d’injection).
Fréquence en fonction des indications
La fréquence des effets indésirables est donnée pour chaque indication, telle qu’apparue au cours d’études cliniques. La fréquence est définie comme suit : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1,000, <1/100), rare (≥1/10,000, <1/1,000) ; très rare (<1/10,000).
Blépharospasme
Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec Xeomin :
Affections du système nerveux
Peu fréquent : paresthésie, céphalées
Affections oculaires
Fréquent : ptôsis, sécheresse oculaire
Peu fréquente : conjonctivite
Affections gastro-intestinales
Peu fréquent : sécheresse buccale
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : éruption cutanée
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Peu fréquent : faiblesse musculaire
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures
Peu fréquent : lésion infligée
En outre, les effets indésirables suivants ont été observés avec le produit comparateur contenant le complexe conventionnel de toxine botulinique de type A utilisé dans des essais cliniques de Xeomin. Il est possible que ces effets indésirables puissent aussi se produire avec Xeomin.
Affections du système nerveux
Peu fréquent : vertiges, paralysie faciale.
Affections oculaires
Fréquent : kératite ponctuée superficielle, lagophtalmie, irritation oculaire, photophobie, larmoiement.
Peu fréquent : kératite, ectropion, diplopie, entropion, troubles visuels, vision trouble.
Rare : œdème palpébral.
Très rare : glaucome par fermeture de l’angle, ulcérations cornéennes.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : dermatite.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Peu fréquent : faiblesse des muscles faciaux.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Peu fréquent : fatigue.
Torticolis spasmodique
Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec Xeomin :
Affections du système nerveux
Peu fréquent : céphalées, tremblements.
Affections oculaires
Peu fréquent : douleur oculaire.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Peu fréquent : dysphonie.
Affections gastro-intestinales
Fréquent : dysphagie.
Peu fréquent : diarrhée, sécheresse buccale, vomissements, colite.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : éruption cutanée, érythème, prurit, hyperhidrose.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Fréquent : faiblesse musculaire, dorsalgie.
Peu fréquent : douleurs osseuses, myalgie.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Peu fréquent : asthénie, inflammation du point d’injection, sensibilité au point d’injection
En outre, les effets indésirables suivants ont été observés avec le produit comparateur contenant le complexe conventionnel de toxine botulinique de type A utilisé dans des essais cliniques de Xeomin. Il est possible que ces effets indésirables puissent aussi se produire avec Xeomin.
Affections du système nerveux
Fréquent : vertiges, engourdissement, somnolence.
Affections oculaires
Peu fréquent : diplopie, ptôsis.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent : rhinite, infections des voies respiratoires supérieures.
Peu fréquent : dyspnée, dysphonie.
Affections gastro-intestinales
Fréquent : nausées, sécheresse buccale.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : lésions superficielles.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Fréquent : raideur, hypertonie.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Très fréquent : douleur, faiblesse locale.
Fréquent : faiblesse généralisée, syndrome pseudo-grippal, malaise.
Peu fréquent : fièvre.
Le traitement du torticolis spasmodique peut provoquer une dysphagie parfois sévère, avec possibilité d’aspiration pouvant nécessiter une intervention médicale. La dysphagie peut persister deux à trois semaines après l’injection, voire jusqu’à cinq mois rapporté dans un cas. La dysphagie semble dépendre de la dose administrée. Lors d’essais cliniques avec des préparations conventionnelles de complexes de toxine botulinique de type A, on a rapporté que la dysphagie se produit moins fréquemment avec des doses totales inférieures à 200 unités par séance de traitement.
Généralités
Les informations supplémentaires suivantes sont fondées sur les résultats d’études portant sur des préparations conventionnelles de complexes de toxine botulinique de type A.
Des effets indésirables liés à la diffusion de la toxine, à distance du site d’injection ont été très rarement rapportés (faiblesse musculaire excessive, dysphagie, pneumopathie d’inhalation, pouvant parfois être fatales) (voir rubrique 4.4)
Une dysphagie a été rapportée après injection dans des sites autres que la musculature cervicale.
De rares cas d’effets indésirables au niveau cardiovasculaire, comme des arythmies et des infarctus du myocarde, parfois avec une issue fatale, ont été rapportés. Le fait que ces décès ait été induits ou non par des préparations conventionnelles de complexes de toxine botulinique de type A ou causées par une maladie cardiovasculaire préexistante n’a pas été établi.
Un cas de neuropathie périphérique a été rapporté chez un homme après quatre séries d’injection d’une préparation conventionnelle de complexes de toxine botulinique de type A (pour spasmes du cou et du dos et douleurs intenses) sur une période de 11 semaines.
Une patiente a développé une plexopathie brachiale deux jours après l’injection d’une préparation conventionnelle de complexes de toxine botulinique de type A pour le traitement d’une dystonie cervicale, avec régression complète au bout de cinq mois.
Des cas d’érythème multiforme, d’urticaire, d’éruptions psoriasiformes, de prurit et de réactions allergiques ont été signalés avec l’utilisation de préparations conventionnelles de complexes de toxine botulinique de type A, le lien de causalité restant incertain.
Après l’injection d’une préparation conventionnelle de complexes de toxine botulinique de type A, une augmentation de l’activité électro-physiologique a été notée dans certains muscles distants, laquelle n'était pas associée à la faiblesse musculaire ni à d’autres anomalies électro-physiologiques.


Effets sur la conduite:



Xeomin a une influence mineure ou modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.
Compte tenu de la nature des maladies traitées, la capacité à conduire et à faire fonctionner des machines peut être réduite. Étant donné la latence de la réponse au traitement, certains effets secondaires et/ou thérapeutiques de Xeomin peuvent gêner l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Par conséquent, les personnes concernées doivent éviter de conduire et d’utiliser des machines tant qu’elles n’ont pas retrouvé toutes leurs facultés.

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> Mise à jour le 20 Mars 2012

Source : I-professionnel / ANSM

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