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MALADIES PARASITAIRES

[2013-10-10] - Une étude réalisée par des équipes de l'Institut Pasteur, de l'Institut Cochin (Inserm, CNRS, Université Paris Descartes) et du Wellcome Trust Centre for Molecular Parasitology de l'université de Glasgow pourrait redéfinir une partie des orientations actuelles de recherche d'un traitement contre les parasites responsables du paludisme et de la toxoplasmose. Ce travail, publié le 10 octobre sur le site de Nature Communications, concerne le rôle d'une protéine commune à ces deux parasites. Appelée AMA1, celle-ci est depuis des années au centre de nombreuses recherches en vue de la mise au point de traitements et de vaccins contre le paludisme. Cependant, les auteurs émettent ici des réserves sur le succès des stratégies thérapeutiques s'appuyant uniquement sur le blocage d'AMA1, en démontrant que les parasites du paludisme et de la toxoplasmose dépourvus de la protéine peuvent se développer normalement.


[2013-09-11] - Une collaboration internationale constituée par des chercheurs de l’Institut Pasteur du Cambodge, de l’Institut Pasteur à Paris, et du National Institutes of Health (NIH), a permis la mise au point du premier test in vitro adapté à la réalité du terrain pour étudier la résistance de Plasmodium falciparum (parasite responsable du paludisme sévère) aux dérivés de l’artémisinine, un constituant majeur des traitements antipaludiques actuellement utilisés. Ce test a vocation à être largement diffusé afin de faciliter la surveillance de la résistance parasitaire aux antipaludiques. Il constitue également un outil de choix pour étudier les bases biochimiques et moléculaires de la résistance aux dérivés de l’artémisinine.


[2013-08-02] - La dengue est la maladie virale transmise par les insectes la plus répandue dans le monde. Des scientifiques de l’Institut Pasteur, du CNRS et de l’Afrims (Armed Forces Research Institute of Medical Sciences), ont découvert chez une population naturelle de moustiques en Thaïlande, plusieurs facteurs génétiques qui gouvernent la transmission par le moustique des différents virus de la dengue. Les résultats indiquent que la transmission de ces virus dans la nature dépend non seulement des facteurs génétiques du moustique, mais aussi de leur interaction spécifique avec ceux des virus. Cette découverte constitue une avancée significative dans la compréhension de la biologie de la dengue en milieu naturel. De manière générale, cette étude fait aussi évoluer la vision de la génétique des interactions hôte-pathogène. Ces travaux sont publiés en ligne le 1er août sur le site de PLoS Genetics.


[2013-05-29] - Dans une étude publiée le 28 mai sur le site du journal The Lancet Infectious Diseases, des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris et de l’Institut Pasteur du Maroc attirent une nouvelle fois l’attention sur la propagation rapide à l’échelon mondial de Salmonella Kentucky (S. Kentucky), une bactérie résistante à plusieurs classes d’antibiotiques. Responsable d’infections alimentaires, S. Kentucky a connu une expansion spectaculaire sur le continent africain et au Moyen Orient en l’espace de quelques années seulement. Dans l’étude, les auteurs remarquent que la bactérie s’est récemment implantée en Inde et en Asie du sud est et a acquis de nouvelles résistances notamment aux antibiotiques de dernière intention. Les chercheurs pointent également un risque important d’implantation de cette souche multirésistante dans les élevages de volailles des pays industrialisés. La bactérie ayant déjà été détectée dans des élevages de dindes de plusieurs pays européens.


[2013-05-16] - Des chercheurs du CNRS, de l'Université Toulouse III - Paul Sabatier et de l'IRD viennent d'élucider de nouveaux mécanismes moléculaires impliqués dans la résistance à la leishmaniose viscérale, une grave infection parasitaire. Ils ont montré que les récepteurs Dectine-1 et Mannose participent à la protection contre le parasite incriminé dans cette infection, en déclenchant une réponse inflammatoire, tandis que le récepteur DC-SIGN favorise la pénétration du pathogène et sa prolifération dans les macrophages1. Ces travaux, réalisés chez la souris et l'homme, ouvrent de nouvelles perspectives pour la prévention et le traitement de cette maladie. Ils sont publiés le 16 mai 2013 dans la revue Immunity.


[2013-01-07] - Des scientifiques de l'Institut Pasteur à Paris, du CNRS, de l'Inserm, de l'Institut Pasteur de Lille, de l'Université Lille 2, en collaboration avec le CEA-Génoscope et le Sanger Institute, viennent de déterminer l'origine de l'émergence de la bactérie Mycobacterium tuberculosis, principal agent de la tuberculose. Les chercheurs apportent également des indices sur les raisons de son succès évolutif. Ils ont identifié plusieurs mécanismes génétiques ayant pu contribuer à la dissémination mondiale du pathogène, qui infecte actuellement jusqu'à 2 milliards d'individus. Ces travaux, publiés online le 6 janvier sur le site de Nature Genetics, ouvrent des perspectives pour identifier de nouvelles cibles pour lutter contre la tuberculose.


[2011-10-04] - Des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS, en collaboration avec l'Inserm et l'Université Paris Diderot, ont mis en évidence chez la souris le rôle d'un processus inflammatoire dans le développement du neuropaludisme, l'une des manifestations les plus graves du paludisme qui touche principalement les jeunes enfants. Cette découverte, si elle se confirmait chez l'homme, ouvrirait de nouvelles pistes thérapeutiques pour prévenir cette maladie. Cette étude vient de paraître sur le site de Journal of Experimental Medicine.


[2011-07-22] - Maryse Lebrun, directrice de recherche à l'Inserm et ses collaborateurs du laboratoire Dynamique des interactions membranaires normales et pathologiques (CNRS/Universités Montpellier 1 et 2), ont caractérisé un complexe de protéines qui permet aux agents responsables du paludisme et de la toxoplasmose d'infecter les cellules hôtes. Un mécanisme très original car le parasite fournit à la fois le récepteur qu'il insère dans la membrane de la cellule hôte et le ligand qu'il expose à sa surface. La structure tridimensionnelle du complexe vient d'être élucidée en collaboration avec le groupe de Martin Boulanger (Department of Biochemistry and Microbiology, Université of Victoria, Vancouver). Ces nouvelles données sont publiées dans la revue Science datée du 22 juillet 2011. En vue : la conception de molécules capables d'inhiber la formation du complexe protéique en question et de bloquer l'invasion de Plasmodium falciparum dans les globules rouges.


[2010-12-17] - Aujourd'hui il n'existe aucun vaccin efficace contre le paludisme. Les vaccinations nasales et orales semblent les plus prometteuses et les plus adaptées aux pays où sévit le parasite Plasmodium responsable de la maladie. Des chercheurs issus de deux laboratoires lillois (CNRS/Inserm/Institut Pasteur de Lille/Universités Lille 1 et 2) (1) viennent de vacciner et de protéger des souris en leur faisant ingérer de l'amidon, issu d'une algue verte, modifié génétiquement pour véhiculer des protéines vaccinales. Ces résultats très encourageants permettent d'envisager une vaccination simple et sécurisée des enfants dans les pays à risque. Ils sont disponibles en ligne sur le site de la revue PloS One.


[2010-10-04] - Identification d'une enzyme essentielle, chez les souris, dans la lutte contre le virus du Nil occidental transmis par les moustiques.


[2010-09-09] - En revenant aux méthodes traditionnelles de criblage de substances, des chercheurs ont pu identifier un médicament candidat contre le paludisme efficace, le NITD609, qui tue le stade sanguin des deux principaux parasites responsables de la maladie lorsqu'il est administré oralement juste une fois par jour.


[2010-03-29] - Des chercheurs viennent de montrer que le parasite Plasmodium vivax, l'un des principaux agents du paludisme, s'avère capable d'infecter des populations considérées jusqu'à présent comme naturellement protégées du fait de leur groupe sanguin. Cette découverte inattendue remet en cause certaines stratégies de vaccination. Elle alerte en outre sur la possibilité d'une progression du parasite P. vivax dans des régions du monde d'où il est actuellement absent. Ce travail multidisciplinaire, publié dans la revue PNAS, a été réalisé dans le cadre d'une collaboration internationale, impliquant des équipes malgaches (Institut Pasteur de Madagascar - Service de Lutte contre le Paludisme, ministère de la Santé), françaises (Institut Pasteur à Paris, unité associée au CNRS, Institut National de la Transfusion Sanguine, unité associée à l'Inserm) et américaines (Université de Cleveland aux Etats-Unis).


[2010-03-29] - Les poux de vêtements responsables d'épidémies très meurtrières (fièvre des tranchées, typhus, borréliose récurrente) sont au départ des poux de tête. C'est ce que vient de mettre en évidence une équipe de l'Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes (CNRS/IRD/Université de la Méditerranée), en collaboration avec des chercheurs des Universités de Floride et de l'Illinois (USA). Ces travaux sont publiés dans la revue PloS neglected Tropical Diseases du 24 mars 2010.


[2010-03-08] - En parvenant à exprimer la protéine qui permet l'adhésion au placenta des globules rouges parasités par Plasmodium falciparum, l'agent du paludisme, et à décrypter ses mécanismes moléculaires, des chercheurs du CNRS et de l'Institut Pasteur viennent de franchir une première étape vers l'élaboration d'un vaccin contre le paludisme gestationnel. Ces travaux viennent d'être publiés dans la revue PNAS.


[2010-02-25] - Des chercheurs du CEA(1), de l'Université Paris-Sud 11, de l'INRA(2) et de l'Ecole nationale vétérinaire de Nantes-Oniris, avec la collaboration de partenaires de l'IRD, du CNRS, et des universités de la Méditerranée et de Paris Descartes, viennent de décrypter certains mécanismes de la pathologie du Chikungunya(3) grâce à un modèle animal particulièrement représentatif de ce qui se passe chez l'Homme. Les chercheurs ont montré pour la première fois que les macrophages(4) sont le siège de la conservation du virus dans l'organisme, suggérant leur rôle dans la persistance des symptômes observés plusieurs mois après la phase aiguë de l'infection. Ces travaux, publiés online par la revue Journal of Clinical Investigation, ouvrent des pistes pour le développement de thérapies, aussi bien préventives que curatives, pour cette pathologie qui représente un véritable enjeu de santé publique.


[2010-02-17] - Une équipe internationale de chercheurs publie les résultats d'une découverte essentielle dans Nature Genetics.


[2010-02-17] - Une équipe internationale de chercheurs s'intéresse aux enzymes qui permettent aux parasites de survivre et de proliférer.


[2009-08-24] - Une étude au CUSM/McGill ouvre une nouvelle voie d'investigation vers des thérapies préventives du Paludisme.


[2009-04-14] - L'équipe coordonnée par Mohamed-Ali Hakimi, au sein du Laboratoire « Adaptation et pathogénie des micro-organismes » (Unité mixte CNRS-Université Joseph Fourier, Grenoble), en collaboration avec des chercheurs grenoblois, marseillais et parisiens, vient de montrer qu'une molécule -appelée FR235222- est capable de réprimer spécifiquement l'activité d'une enzyme produite par des parasites de cellules animales, tels que ceux responsables du paludisme et de la toxoplasmose. Cette molécule, qui bloque la prolifération intracellulaire du parasite, s'avère donc un candidat possible dans la quête d'un nouveau médicament contre ces infections. Les résultats de ces travaux sont publiés ce jour dans The Journal of Experimental medicine.


[2008-12-04] - Manger au restaurant est une activité banale dans les pays développés. Mais pour Louisette Pouliot, une travailleuse humanitaire canadienne, le simple fait de prendre une bouchée dans un restaurant extérieur d'Ouagadougou, capitale du Burkina Faso en Afrique, a eu d'importantes répercussions sur sa vie et sa santé.


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