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Encyclopédie médicale
17-07-2013
Cancer du sein - Encyclopédie médicale

Cancer du sein

Structure du sein : 1. Muscle intercostal 2. Muscles pectoraux 3. Lobule mammaire 4. Mamelon 5. Aréole 6. Canaux galactophores 7. Graisse sous-cutanée 8.Peau
Le ruban rose, le symbole pour la conscience du cancer du sein.

Le cancer du sein est une tumeur maligne de la glande mammaire. Autrement dit, c'est un cancer qui naît dans les unités cellulaires dont la fonction est de sécréter le lait, les unités ducto-lobulaires du sein, essentiellement chez la femme. une femme sur huit développe un cancer du sein au cours de sa vie. 8 cancers du sein sur 10 se déclarent après 50 ans

5 à 10 % de ces cancers ont une origine génétique héréditaire ; 85 à 90 % des cas (forme dite sporadique ou non-héréditaire) ont des origines environnementales ou inconnues. Une proportion importante des cancers du sein sporadiques est induite par la prise d'hormones, œstrogènes et la progestérone contenues dans les contraceptifs ou les traitements contre la ménopause. Les facteurs de risque sont également la consommation d'alcool, de sucre, de produits laitiers, de graisses hydrogénées, l'obésité, le manque d'activité physique. Une première grossesse tardive et l'absence d'allaitement favoriseraient aussi ce cancer.

Le traitement fera appel selon les protocoles à la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, la combinaison de ces soins peut se compléter par l'hormonothérapie.

Sommaire

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Le risque augmente de façon significative avec l'âge entre 30 et 60 ans ; il est ensuite homogène entre 60 et 80 ans ; l'âge moyen du diagnostic est de 61 ans.

Il existe certains facteurs génétiques prédisposants, ainsi que des facteurs hormonaux.

Il est à noter que l'incidence a baissé significativement (d'un peu moins de 9 %) aux États-Unis depuis 2003[1] et également en France[2], ce qui correspondrait à une moindre utilisation des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause.

En 2002, on a évalué près de 1,1 million de nouveaux cas, avec plus de 400 000 décès dus au cancer du sein. L'incidence semble augmenter régulièrement avec plus de 1,6 million de nouveaux cas en 2010 et 425 000 décès[3]. Près de quatre millions de femmes développent un cancer du sein[4][réf. insuffisante]. La fréquence des examens histologiques concluant à un « cancer » du sein dépend surtout de l'intensité du dépistage (voir surdiagnostic). La mortalité décroît sensiblement depuis les années 1990 dans les pays développés. Elle continue à croître dans les autres pays.

Le cancer du sein en France[modifier | modifier le code]

La France fait partie des pays où l'incidence du cancer du sein est très élevée sur un plan mondial[5],[6], et où le taux d'incidence de cancer du sein a augmenté le plus vite (+2,4 pour 100 000 femmes par an) sur la période 1980-2005, avec une baisse de ce taux entre 2000 et 2005 (+ 2,1 pour 100 000 femmes par an)[7].

  • Le cancer du sein a provoqué environ 11 000 morts chaque année dans les années 2000[8],[9], la mortalité est stable (11 201 morts en 2005)[10].
  • Une femme sur huit est touchée par le cancer du sein en France[11].
  • Il représente plus d'un nouveau cas de cancer sur 3 (36,7 % en 2008) sur l'ensemble des nouveaux cancers, chez la femme[12].
  • Dans les années 2000, on diagnostique chaque année environ 50 000 nouveaux cancers du sein[9].
  • En 2005, ce nombre était de 49 814, ce qui correspond à un taux d'incidence parmi les plus élevés d'Europe. Ce taux a augmenté en France de 2,4 % en moyenne par an durant 25 ans (de 1980 à 2005)[7].
  • Moins de 10 % des cancers du sein surviennent avant 40 ans, 25 % surviennent avant 50 ans, près de la moitié avant 65 ans.
  • Presque 10 % des femmes développent un cancer du sein. 75 % des nouveaux cas dépistés concernent des femmes de plus de 50 ans et ce nombre est en augmentation constante : 35 000 en 1995, 42 000 en 2001.
  • Cette augmentation s'explique par de nombreux facteurs :
    • le vieillissement de la population, la fréquence du cancer augmentant avec l'âge ;
    • la généralisation du dépistage qui permet de diagnostiquer plus de cancers et plus tôt. En effet, le dépistage diagnostique aussi des cancers d'évolution très lente qui n'auraient probablement pas été traités, ni même diagnostiqués (on parle alors de surdiagnostic) ;
    • les modifications du mode de vie. L'obésité, la prise d'alcool[13] et le tabac [14], plus courants chez la femme depuis quelques décennies, sont aussi des facteurs de risque ;
    • l'utilisation des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause. L'impact de ce traitement sur l'augmentation du cancer du sein est reconnu aux États-Unis et très probable en France[réf. nécessaire].

Le cancer fait partie de l'un des trois cancers pour lequel la survie a augmenté puisque le taux de survie est passé de 80% à 87% au début des années 2000 selon un rapport conjoint de l'Institut de veille sanitaire, le réseau Francim des registres des cancers, l'Institut national du cancer et les Hôpitaux de Lyon[15].

Le cancer du sein en Asie de l'Est[modifier | modifier le code]

Le cancer du sein en Chine[modifier | modifier le code]

Chez les femmes en Chine, le cancer du sein est le plus fréquent et la première cause de décès par cancers. La mortalité par cancer du sein a augmenté au cours des dernières années. Les données de la deuxième et la troisième Enquête nationale par sondage rétrospective des causes de décès en Chine estime que la mortalité liée au cancer du sein a augmenté entre 1990-1992 et 2004-2005 de 3,84 par 100 000 à 5,09 pour 100 000 habitants. En 2008, environ 169 000 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués, et il était le type le plus fréquemment diagnostiqué de cancer chez les femmes chinoises. Au cours de cette même année, la mortalité liée au cancer du sein était de 5,7 par 100 000 habitants, ce qui a entraîné environ 44 900 décès[16].

Le cancer du sein au Japon[modifier | modifier le code]

Selon une étude publiée en 2009, l'incidence des cancers du sein est historiquement beaucoup plus faible au Japon que dans les pays occidentaux; entre 1998-2002 à Osaka on compte un taux de 32,0 par 100 000 femmes, qui se compare à un taux de 105,6 par 100 000 femmes caucasiennes à Hawaï et 107,5 par 100 000 femmes japonaises à Hawaï. L'auteur note la consommation plus élevée des aliments à base de soja au Japon que dans les pays occidentaux et de ses effets sur les taux de cancer du sein au pays [17].

Facteurs de risque[modifier | modifier le code]

Cancers sporadiques (non-familiaux)[modifier | modifier le code]

5 à 10 % des cancers du sein diagnostiqués sont des cancers du sein à prédispositions génétiques[18],[19]. Les cancers non-familiaux constituent les 90 à 95 % restants.

Mécanismes possibles[modifier | modifier le code]

De nombreuses molécules ou cocktails de molécules semblent pouvoir déclencher ou favoriser le cancer du sein ; concernant les mécanismes en cause :

  • Une inhibition du système de réponse aux dommages de l'ADN pourrait être en cause dans la moitié des cancers du sein, notamment pour ceux qui sont initiés ou facilités par les hormones utilisées pour les traitements hormonaux de la ménopause.
  • une protéine (Akt1) est sur-exprimée dans 50 % des cancers du sein sporadiques. Elle pourrait donc prédisposer au cancer du sein et/ou être impliquée par d'autres processus (environnementaux et non génétiques). L'activation d’AKT1 entraîne effectivement l'inhibition par séquestration de la protéine BRCA1 dans le cytoplasme ; or, si cette protéine ne peut plus pénétrer et circuler dans le noyau, l'ADN n'est plus réparé (comme en l'absence de gène BRCA1 dans le cas de nombreux cancers héréditaires). AKT1 est aussi activée par les hormones suspectées de causer des cancers du sein (de manière chronique chez les femmes suivant un long traitement hormonal à base d'œstrogènes). Dans ce cas, le gène BRCA1 non-muté peut être perturbé, avec comme conséquence un risque accru de cancer du sein[20],[21].
  • De même une autre protéine ; « protéine-kinase CK2 » (enzyme importante pour la plasticité cellulaire épithéliale), semble en cause dans la progression de ces cancers[22] ; l'altération de l'activité de cette protéine s'accompagne d'une transformation de cellules épithéliales en cellules cancéreuses (plus mobiles et source de métastases). Cette protéine semble normalement empêcher le mécanisme cellulaire dit « Epithelial-to-Mesenchymal Transition » (EMT ; processus d'évolution des cellules épithéliales vers un état mésenchymateux et mobilité, accompagné d'une résistance à certains anticancéreux[22]). Cette enzyme associe deux éléments ; une « sous-unité catalytique » (CK2α) et d’une « sous-unité régulatrice » (CK2β). Un dysfonctionnement de la sous-unité CK2β, permettant l'EMT semble en cause dans la production de métastases pour ce type de cancer[22].

Causes hormonales (hyperœstrogénémie)[modifier | modifier le code]

Le cancer du sein est souvent un cancer hormono-dépendant : les facteurs augmentant le taux d'œstrogènes sont donc à risque. Schématiquement, le risque de cancer du sein croît avec le nombre de cycles menstruels, qu'ils soient artificiels (pilule œstroprogestative) ou naturels[23].

Le traitement substitutif hormonal de la ménopause augmente sensiblement le risque de survenue d'un cancer du sein[24].

La ménopause tardive et la puberté précoce agissent par augmentation du nombre de cycles menstruels et donc des taux d'œstrogènes. Les facteurs de puberté précoce sont: l'obésité infantile, l'augmentation de la consommation de protéines animales (viande, lait), de la consommation de boissons sucrées, l'exposition à des perturbateurs endocriniens[25].

Non-fécondité ou fécondité tardive[modifier | modifier le code]

Les femmes qui n'ont pas eu d'enfant, ou qui ont eu leur première grossesse tardivement (après 30 ans) ont un risque sensiblement augmenté de développer un cancer du sein, par rapport à celles ayant eu au moins un enfant avant 30 ans. Ce sont en effet les cycles précédant la première grossesse menée à terme qui semblent les plus dangereux pour le sein. La grossesse protège le sein par la modification des cellules mammaires dans le sens d'une plus grande différenciation. Les cellules différenciées sont moins sensibles aux carcinogènes en particulier hormonaux. La grossesse agit donc comme un vaccin vis-à-vis des œstrogènes. Plus cette première grossesse survient tôt, mieux elle agit[26],[27].

Polluants et autres perturbateurs endocriniens[modifier | modifier le code]

L'Endocrine Society, dans une déclaration rédigée par des experts internationaux[28], souligne le parallélisme entre l'augmentation de l'incidence du cancer du sein depuis les 50 dernières années et la prolifération de produits chimiques de synthèse ayant une action œstrogénique ou cancérogène. Ces produits innombrables (les plus connus étant le DES, le DDT, le Bisphénol A et les dioxines), de sources variées (pesticides, produits chimiques industriels, plastiques et plastifiants, carburants et autres produits chimiques omniprésents dans l'environnement), sont une source d'inquiétude importante pour les endocrinologues. Ainsi, les filles ayant été très exposées in utero dans les années 1960 au DDT présentent un quadruplement du risque de cancer du sein selon une étude publiée mi-2015[29].

L'Endocrine Society émet une série de recommandations visant à

  • accroître la compréhension des effets des perturbateurs endocriniens (notamment par des recherches fondamentales et des études cliniques) ;
  • faire invoquer le principe de précaution ;
  • préconiser l'implication individuelle et celle des sociétés savantes pour faire connaître le problème ;
  • apporter des changements législatifs.

Synergie entre cancer et obésité ou surpoids[modifier | modifier le code]

Pour des raisons mal comprises, l'obésité aggrave le risque de cancer du sein, et en particulier de prolifération rapide de ce cancer[30]. Ceci a été démontré in vivo comme in vitro ; ainsi, quand des cellules tumorales (murines ou humaines) sont cocultivées avec des adipocytes matures, ces derniers augmentent les capacités invasives du cancer. De manière générale, l'obésité doublerait le risque de cancer du sein[31].
L'obésité, de par l'augmentation de la quantité de tissu graisseux, augmente le taux d'œstrogène sanguin via une activation d'une enzyme appelée aromatase. Celle-ci transforme en effet les hormones de type androgène en œstrogène. Ceci perdure après la ménopause ; Une étude a montré l'augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées en fonction de leur prise de poids[32].

Des adipocytes cultivés avec des cellules cancéreuses présentent un phénotype modifié en termes de délipidation, et une diminution des marqueurs des adipocytes associés à une activé anormale caractérisées par une surexpression des protéases, notamment la métalloprotéinase-11, et des cytokines pro-inflammatoires (interleukine-6 (IL-6) ou IL-1β [33].
Inversement, les cellules tumorales du cancer du sein modifient les cellules graisseuses (adipocytes) du sein. Ces dernières sécrètent notamment des facteurs pro-inflammatoires dont l'interleukine 6 (qui in vitro suffit à elle seule à rendre métastasiques des cellules cancéreuses)[33]. Ceci pourrait expliquer pourquoi l’obésité augmente le risque de métastase et de diffusion rapide de ce cancer. Reste à comprendre les déterminants des dialogues entre cellules cancéreuses et adipocytes[34], et les tumeurs de plus grande taille et/ou impliquant une contribution des nœuds lymphatiques présentent des niveaux plus élevés d'IL-6 dans la tumeur entourant les adipocytes[33].
Les adipocytes péritumoraux présentent un phénotype modifié et des caractéristiques biologiques assez spécifiques pour être nommés adipocytes associés au cancer (ou CAA pour Cancer-associated adipocytes)[33].

Acides gras animaux, acides gras saturés et trans[modifier | modifier le code]

Il a été montré que la consommation de graisses animales ainsi que celle d'acides gras trans (qui rentrent dans la composition de nombreuses préparations de l'industrie alimentaire) étaient des facteurs de risque[31]. Cette relation entre le niveau de matières grasses animales ingérées et le cancer du sein est connue depuis longtemps[35],[36]. L'influence des lipides polyinsaturés est moins évidente[37]

Une étude (Inserm-Gustave-Roussy, 1995-1998) a prouvé que le risque de cancer du sein augmente de près de 50 % chez les femmes ayant un taux sanguin élevé d’acides gras trans, produits pouvant être présents dans les aliments industriels tels que pains et biscuits industriels, viennoiserie, gâteaux, chips, pâtes à pizza[38].

Produits laitiers[modifier | modifier le code]

Plusieurs études scientifiques retiennent le lait comme facteur de risque pour les cancers hormono-dépendants comme ceux de la prostate, des ovaires et du sein[39],[40]. L'augmentation du risque serait lié à l'augmentation du taux d'IGF-1 dans le sang, elle-même fortement corrélée à la consommation de lait[41]. Cependant le lien n'est pas établi[42], d'autres études établissant plutôt un effet protecteur lié au contenu du lait en vitamine D et/ou en calcium[43].

Consommation d'alcool et de tabac[modifier | modifier le code]

L'augmentation du risque et de la fréquence du cancer du sein est au moins pour partie liée à l'augmentation de la consommation d'alcool des femmes ;

  • De nombreuses études ont montré que la consommation d’alcool (quel qu'il soit ; vin, bière ou alcool fort) augmente le risque de cancer du sein. Ce risque est augmenté en moyenne de 30 % pour trois verres d’alcool par jour[13]. Des méta-analyses ont confirmé le rôle de l'alcool dans la genèse ou la facilitation du cancer du sein. Une étude a estimé que ce risque avait été surestimé, mais elle a été réfutée par une méta-analyse basée sur 98 études cas-témoins et prospectives[13].
  • Le risque croît d’environ 10 % par 10 g d’alcool supplémentaires consommés en moyenne par jour[13] avec des sensibilités génétiques différentes selon les individus, certaines sous-populations exposées à d’autres facteurs de risque cancérigène pouvant aussi y être plus sensibles[13]. D'autres facteurs aggravent en effet ce risque : avoir plus de 50 ans, être en phase post-ménopause, être affecté par une maladie bénigne du sein, une tumeur impliquant des récepteurs aux œstrogènes et/ou des tumeurs avancées/invasives[13].
  • Ce risque double en cas de consommation chronique d'alcool (chez les femmes ayant un indice de masse corporelle normal (IMC < 25), alors que l'obésité est un autre facteur souvent cité).
  • Les conséquences de l'alcool comme facteur ou cofacteur cancérogène sur le sein pourraient être assez rapides, car les statistiques montrent que l'impact des consommations récentes est plus significatif que celui des consommations anciennes[13].

Il existe une corrélation entre le tabagisme et la survenue de ce cancer[44].

Manque de vitamine D[modifier | modifier le code]

La vitamine D et ses analogues pharmaceutiques ont des effets anti-prolifération et pro-différenciation. Elle a donc une importance pour la prévention et le traitement des cancers en général. Elle peut notamment limiter une production excessive d'œstrogènes, en agissant sur l'aromatase[45].

Le cancer du sein est souvent associé à de bas taux de vitamine D (carence ou d'insuffisance dans 78 % des cas selon une étude faite sur 145 patientes[46]). Un excès de mortalité par cancer (incluant le cancer du sein) chez les Afro-Américains est attribué à leur pigmentation cutanée, qui bloque plus de rayons ultraviolets que nécessaire à ces latitudes et entrave la production de vitamine D de façon marquée[47]. Une étude française de l'évolution sur 10 ans de près de 68 000 femmes a confirmé l'importance du lien entre carence en vitamine D et survenue du cancer du sein. L'analyse de l'indice d'exposition au rayons UV chez ces femmes a montré que seules celles qui étaient le plus exposées aux UV obtenaient une protection contre le cancer du sein suffisante pour que l'apport alimentaire ait un impact mesurable ; pour toutes les autres, l'équipe de l'INSERM conclut que, plus on vit au nord, plus il est difficile d'atteindre ce seuil de vitamine D protégeant du cancer du sein[48].

Mastopathies[modifier | modifier le code]

C'est un terme peu précis désignant toute maladie du sein. On le réserve en général à des anomalies bénignes qui peuvent prêter à confusion avec une tumeur et pour cela justifient un prélèvement (biopsie) permettant de les identifier précisément. Certaines peuvent favoriser un cancer ultérieur et justifient une surveillance régulière.

Un aspect dense à la mammographie, surtout s'il est étendu, augmenterait très sensiblement le risque de développer un cancer du sein[49].

Autres[modifier | modifier le code]

Historiquement, il avait été mis en évidence chez des femmes ayant subi de nombreuses radioscopies à l'époque où la tuberculose pulmonaire était très répandue. Ce risque avait aussi été décelé chez des Japonaises qui avaient été irradiées à des doses non mortelles lors des explosions nucléaires d'Hiroshima ou de Nagasaki. Il s'agit essentiellement au début du XXIe siècle des cas de radiothérapie du thorax lors du traitement de certains cancers — maladie de Hodgkin en particulier — chez la jeune femme chez qui le risque de cancer du sein augmente substantiellement[50]. Certaines nouvelles modalités d'examens radiologiques, telle que le scanner coronaire, peuvent conduire à une irradiation suffisante pour augmenter le risque de cancer du sein des décennies après la réalisation de l'examen[51].

Le travail de nuit pourrait augmenter le risque de cancer du sein[52],[53]. Ce risque a été reconnu sur le plan juridique au Danemark et fait objet de compensations financières[54].

Allaiter agit comme un protecteur vis-à-vis du cancer du sein[55], notamment par mise en sommeil des ovaires et diminution du nombre de cycles.

L'interruption volontaire de grossesse n'augmente pas le risque de cancer du sein[56]

Chez les hommes[modifier | modifier le code]

1 % des cancers du sein est développé par un homme. À stade égal, le pronostic est identique. Néanmoins, la glande mammaire chez l'homme est de très petite taille, le diagnostic est souvent tardif, il y a donc beaucoup plus de cancers détectés à un stade évolué, accompagnés d'une atteinte cutanée ou des plans profonds (T4)[57].

Facteur taille prénatale[modifier | modifier le code]

Dans les pays riches (il n'y a pas eu d'études sur ce point ailleurs), une taille supérieure à la moyenne à la naissance est corrélée avec un risque futur de survenue d'un cancer du sein. Une exposition fœtale à certaines hormones impliquées dans la croissance pourrait être en cause (à confirmer). 5 % des cancers du sein des femmes nées dans les pays développés seraient directement concernés[58].

Cancers familiaux[modifier | modifier le code]

5 à 10 % des cancers du sein diagnostiqués sont des cancers du sein à prédispositions génétiques[18],[19], soit entre 2 000 et 4 000 personnes atteintes chaque année, 550 à 1 000 décédées, en France. En 2008, dix gènes étaient associés à un risque accru de cancer du sein. Neuf sont liés au système de réponse aux dommages de l'ADN. Le dixième code une protéine qui inhibe l’action de l’enzyme AKT1 (enzyme dont l'inhibition joue aussi un rôle dans les cancers non génétiques). Deux de ces dix gènes (dits BRCA1 et BRCA2) sont à eux seuls responsables de la moitié de ces cancers à prédisposition génétique, soit 2,5 à 5 % de tous les cancers du sein.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le plus souvent, ce type de cancer du sein apparaît chez une femme sans problème de santé particulier. Très rarement, la femme est porteuse d'une maladie génétique connue.

Plusieurs signes peuvent faire penser à un cancer du sein à prédisposition génétique :

  • Jeune âge (moyenne de 43 ans au lieu de 60 ans dans les formes non transmissibles) ;
  • Antécédents familiaux de cancer du sein ;
  • Cancers survenant au niveau des deux seins de manière successive ou simultanée ;
  • Apparition d'un second cancer au niveau de l'ovaire ;
  • Type histologique médullaire du cancer.

Mode de transmission[modifier | modifier le code]

Il est de type autosomique dominant. Chez une femme, la présence d'une seule mutation du gène expose à un risque de 80 % d'avoir un cancer de sein (au lieu de 10 % en l'absence de mutation).

Le risque couru par les femmes venant d'une famille où existe un gène anormal dépend de si elles en ont hérité ou pas. Si le gène hérité n'est pas anormal, le risque est le même que celui des autres femmes; si le gène est muté, elles auront entre 70 % à 80 % de probabilité d'avoir le cancer du sein. Le problème est semblable pour les risques de cancer des ovaires ou du côlon. Dans certaines familles, on peut observer ces cancers en ligne directe (grand-mère, mère, fille) ou chez des proches parentes (tante, sœur, cousine germaine). Ces cancers surviennent en règle générale dans la première partie de leur vie.

Un examen génétique peut mettre en évidence ce risque, mais un test de recherche d'un gène muté n'apporte de certitude que s'il est positif (dans ce cas, toutes les parentes devraient faire l'objet d'un suivi). Cet acte très spécialisé ne doit être demandé que pour les familles dont les femmes présentent vraisemblablement une hérédité à risque, mise en évidence par une consultation d'oncogénétique qui établira l'arbre généalogique de cette famille.

Gènes en cause[modifier | modifier le code]

Deux gènes sont identifiés :

  • BRCA1 sur le chromosome 17. Plus de 500 mutations ou variations de séquence ont déjà été décrites.
  • BRCA2 sur le chromosome 13. Plus de 100 mutations différentes ont été dénombrées.

Seule une portion de toutes ces mutations accroît le facteur de risque de cancer. Les mutations du BRCA2 (1 femme sur 1460) sont retrouvées plus fréquemment que les mutations du BRCA1 (1 femme sur 1960). Ces mutations entraînent, outre l'excès de risque de cancer du sein, un excès de risque de cancer de l'ovaire.

La probabilité de développer un cancer du sein chez une porteuse d'une mutation de BRCA1 est d'environ 65 % avant l'âge de 70 ans (45 % pour les porteuses d'une mutation sur le BRCA2)[59].

L'évolution des cancers porteurs de mutation sur BRCA1 est encore mal connue : aggravation selon certains[60], pour d'autres, gravité similaire pour les porteuses de mutations sur BCRA2 ou non-porteuse de mutations[61].
La prévalence de ces mutations reste faible chez les patientes ayant un cancer du sein (moins de 4 % pour BRCA1, même si elle est double chez les Juives ashkénazes[62]).

Conseil génétique[modifier | modifier le code]

Dans certains pays, toute femme le souhaitant peut bénéficier d'une consultation génétique pour déterminer son risque de cancer héréditaire. Si la probabilité de prédisposition génétique est supérieure à 25 %, on propose à ces patientes un diagnostic moléculaire. Cette recherche moléculaire est particulièrement prédictive si on connaît la mutation chez un parent déjà atteint d'un cancer du sein à prédisposition génétique.

Surveillance des femmes à risque élevé[modifier | modifier le code]

Les femmes à risque de prédisposition génétique ou porteuses d'une mutation sont suivies par des équipes de surveillance clinique tous les 6 mois dès l'âge de 20 ans et par mammographie annuelle dès l'âge de 30 ans[Où ?]. Parmi les facteurs augmentant le risque, figurent l'existence d'un carcinome canalaire in situ, considéré comme une forme pré-cancéreuse, et le carcinome lobulaire in situ, plus bénin mais pouvant évoluer en cancer dans 20 à 30 % des cas identifiés[63].

Dépistage[modifier | modifier le code]

Autopalpation.
Imagerie médicale d'un cancer du sein.
Carcinome mammaire chez un animal : les métastases en « mie de pain » ont envahi les poumons et empêchent la chienne de respirer.

Détecter et traiter les tumeurs quand elles sont très petites (moins d'un centimètre de diamètre) est possible grâce à la mammographie et à un suivi régulier. Cela réduit le risque de mortalité, et permet des traitements moins lourds et moins traumatisants que la chimiothérapie, la chirurgie « mutilante » (ablation). C'est entre 50 et 74 ans que les femmes sont les plus exposées à ce type de cancer. Une mammographie tous les deux ans permet un dépistage efficace, mais qui expose à un risque de surdiagnostic[64] correspondant à un faux positif : la femme est considérée comme porteuse d'un cancer du sein alors qu'elle ne l'est pas, l'exposant ainsi à un traitement non justifié avec tous les effets secondaires et les risques qui s'ensuivent. Le bénéfice de ce dépistage doit donc être soigneusement étayé. Selon une méta-analyse de 2003, une réduction significative de la mortalité en cas de dépistage peut être mise en évidence dans certains cas ; la même méta-analyse fait part toutefois deux autres études concurrentes présentant une absence de réduction signficative[65]. Cette existence d'une réduction des risques est cependant critiquée[66].

En France, une structure de gestion départementale ou inter-départementale envoie à toutes les femmes de 50 à 75 ans une invitation pour une mammographie « gratuite » (prise en charge financière à 100 % par la Sécurité sociale) tous les deux ans. L'invitation peut être envoyée sur demande du médecin généraliste, du gynécologue ou de la femme elle-même. La visite doit être faite chez un radiologue accrédité, membre du réseau spécialisé dans le dépistage mis en place au niveau des départements. Cette stratégie repose notamment sur un rapport d'experts élaboré en 2001-2 par le département d'Évaluation des technologies de l'Agence nationale d'évaluation et d'accréditation des soins. L'objectif annoncé de ce rapport incluait le rappel des recommandations françaises en vigueur. Le rapport a conclu que l'inefficacité de la mammographie de dépistage n'étant pas prouvée, il fallait maintenir les recommandations en usage pour le dépistage du cancer du sein.

Une échographie associée à la mammographie peut détecter un plus grand nombre de cancer mais est associée à un nombre plus important de faux positifs (biopsie infirmant le diagnostic du cancer)[67]. La place de cet examen dans la stratégie de dépistage reste donc à évaluer.

L'Imagerie par résonance magnétique (IRM) serait également un examen prometteur avec une sensibilité supérieure à celle de la mammographie[68].

En 2015, une équipe de chercheurs danoise a mis au point un test sanguin permettant de dépister le cancer et même de prédire si la personne en développera un dans les 2 à 5 années à venir. La technique consiste à doser certains métabolites présents dans le sang et établir le profil métabolique du plasma sanguin[69].

L'autopalpation était une technique de dépistage très en vogue dans les années 1980-1990, encore recommandée, mais n'ayant pas fait la preuve de son efficacité[70].

Au-delà de 75 ans, l'intérêt d'un dépistage systématique n'est pas démontré. Il semble être faible entre 70 et 75 ans[71]. Avant 50 ans, l'intérêt est discutable, sans diminution prouvée de la mortalité[72],[73].

Surdiagnostic[modifier | modifier le code]

Avant la ménopause, le dépistage systématique n'a pas fait les preuves de son efficacité car les anomalies suspectes minimes sont fréquentes. Les inconvénients semblent dans ce cas l'emporter sur les avantages, excepté pour les femmes à risques.

Le risque du dépistage systématique est de poser un diagnostic erroné et d'entraîner une prise en charge non justifiée, avec un coût et un risque en conséquence. C'est ce qu'on appelle le surdiagnostic. Dans le cadre du cancer du sein, la mammographie peut entraîner un taux non négligeable de surdiagnostic. Cette proportion pourrait aller de un cas sur dix[74] à un cas sur quatre[75], voire un cas sur deux[76]. Le rapport entre le nombre de vies sauvées et le nombre de femmes avec un surdiagnostic (reflétant partiellement ce qu'on appelle le rapport bénéfices/risques d'un examen) peut varier ainsi de 1 sur 2 à 1 sur 10.

L'explication de ces sur-diagnostics n'est pas univoque : mauvaise interprétation des documents, cancers d'évolution très lente ou même régression spontanée de certaines tumeurs malignes[77].

Cependant, selon le département des maladies chroniques de l'Institut français de veille sanitaire, ces analyses devraient à l'avenir permettre de rendre le dépistage encore plus performant avec comme but d'identifier les cancers qui vont évoluer de ceux qui vont rester latents, sans mettre en cause le bénéfice du dépistage lui-même.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Clinique[modifier | modifier le code]

La palpation du sein fait partie de l'examen gynécologique annuel que devrait faire pratiquer toute femme dès le début de l'activité sexuelle. En raison de leur situation anatomique, les seins sont faciles à palper, d'autant plus lorsqu'ils sont de volume moyen ou petit.

Lors de la palpation, la suspicion se fait à partir de la découverte d'un nodule, que l'on peut détecter par palpation à partir de 1 cm de diamètre environ. L'irrégularité peut ne pas être douloureuse, mais toute anomalie récente doit particulièrement attirer l'attention de la patiente et de son médecin.

Parmi les irrégularités, que la patiente peut surveiller d'elle-même :

  • une fossette ou une ride creusant la surface du sein avec un aspect « peau d'orange » ;
  • une déformation du mamelon, le rétractant vers l'intérieur ;
  • un aspect eczémateux du mamelon qui devient rouge, croûteux ou érodé ;
  • un écoulement mamelonnaire, surtout s'il est sanglant ou noirâtre.

La constatation de l'un de ces signes doit amener à une consultation médicale très rapidement. Cependant, seul le médecin pourra juger des examens complémentaires nécessaires, car tous ces signes ne se rencontrent pas seulement dans le cas des cancers. Un nodule peut être de nature bénigne :

  • lorsqu'il est de consistance solide, il peut s'agir d'un adénofibrome qui s'est développé dans la glande mammaire ;
  • lorsqu'il est de nature liquidienne, il peut s'agir d'un kyste.

Mammographie[modifier | modifier le code]

Image radiographique de contrôle de pose d'un "harpon" sur un sein en vue d'une biopsie.

Le médecin peut décider de faire confirmer son premier diagnostic par une mammographie. L'échographie est un examen complémentaire qui peut aider à localiser l'anomalie pour faciliter un prélèvement ou reconnaître s'il s'agit d'un kyste liquidien, mais elle ne peut jamais remplacer la mammographie. La mammographie, pratiquée régulièrement et dans le cadre des programmes de dépistage, permet de diagnostiquer la maladie à un stade suffisamment précoce pour que le traitement soit le plus conservateur possible et en même temps efficace.

Examen par thermographie infrarouge[modifier | modifier le code]

L'usage de la thermographie infrarouge[78],[79],[80], pour la détection, est un examen avec moins d'effet secondaire (pas de radiation), avec une meilleure sensibilité[81],[82] et moins de faux positifs que la mammographie. Cette méthode n'est cependant, en 2017, quasiment pas utilisée en France[83].

Confirmation du diagnostic[modifier | modifier le code]

Si l'ensemble des examens ne permet toujours pas de s'assurer d'un bon diagnostic et si des doutes persistent, il est alors nécessaire d'envisager un prélèvement réalisé le plus souvent par une grosse aiguille (trocart) sous anesthésie locale sans hospitalisation. Le prélèvement, ou biopsie, est souvent réalisé sous guide d'échographie ou de radiologie ; on parle alors de biopsie échoguidée et biopsie stéréotaxique du sein. Le diagnostic de certitude se fera par l'étude anatomo-pathologique de l'échantillon prélevé.

Bilan d'extension[modifier | modifier le code]

La recherche de métastases est fondamentale dans la stratégie du traitement du cancer du sein. Mais, malgré les nombreuses études réalisées ou la connaissance approfondie de certaines explorations, il n'existe actuellement aucune stratégie validée de recherche systématique de métastase dans le cancer du sein.

La plupart des recommandations proposent actuellement un bilan d'extension comportant une radiographie thoracique, une échographie hépatique et une scintigraphie osseuse. Pour les tumeurs de très petite taille, ce bilan peut être facultatif. En revanche, pour les tumeurs évoluées (tumeurs inflammatoires, multi-focales, envahissement ganglionnaire important), le risque métastatique initial est élevé et peut justifier un bilan plus poussé comportant une Tomodensitométrie (TDM) corps entier et une IRM mammaire.

La taille de la tumeur, l'existence d'adénopathies métastatiques, l'existence d'une atteinte de la peau ou de la paroi thoracique ou de métastases à distance permettent d'établir une classification clinique des cancers du sein.

Classification TNM[84]
(T=tumeur maligne, N=présence de ganglions, M=présence de métastases)
Classification TNM Description
Tx Tumeur ne pouvant être appréciée par défaut de renseignements
T0 Pas d'évidence de tumeur primitive
Tis Carcinome canalaire in situ ou carcinome lobulaire in situ ou maladie de Paget du mamelon sans tumeur sous-jacente
T1
T1a
T1b
T1c
Tumeur inférieure à 2 cm dans sa plus grande dimension
- T < 0,5 cm
- T entre 0,5 et 1 cm
- T entre 1 et 2 cm
T2 Tumeur supérieure à 2 cm et inférieure à 5 cm dans sa plus grande dimension
T3 Tumeur de plus de 5 cm dans sa plus grande dimension
T4
T4a
T4b
T4c
T4d
Tumeur de toute taille avec extension :
- à la paroi thoracique
- œdème ou ulcération de la peau ou nodule de perméation
- à la peau et à la paroi thoracique
Cancer inflammatoire

Différents types de cancer et carcinome du sein[modifier | modifier le code]

Classification OMS[modifier | modifier le code]

L'étude anatomopathologique montre l'existence de différents types de cancer du sein. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le tableau ci-dessous montre la classification histologique des cancers du sein utilisée dans tous les centres anticancéreux.

Il existe comme pour toute tumeur épithéliale des cancers in situ. La variété la plus fréquente de cancer du sein est celle du type canalaire.

Classification histologique des carcinomes mammaires de l’OMS
Tumeurs épithéliales non infiltrantes
Carcinome canalaire in situ (intracanalaire) (CCIS)
Carcinome lobulaire in situ (CLIS)
Tumeurs épithéliales infiltrantes
Carcinome canalaire infiltrant SAI (sans autre indication)
Carcinome canalaire infiltrant avec composante intracanalaire prédominante
Carcinome lobulaire infiltrant
Carcinome mucineux (colloïde)
Carcinome médullaire
Carcinome papillaire
Carcinome tubuleux
Carcinome adénoïde kystique
Carcinome sécrétant juvénile
Carcinome apocrine
Carcinome métaplasique de type épidermoïde
Carcinome métaplasique de type à cellules fusiformes
Carcinome métaplasique de type chondroïde et osseux
Carcinome métaplasique de type mixte
Maladie de Paget du mamelon

Cancer inflammatoire[modifier | modifier le code]

Le cancer inflammatoire du sein[85] est une forme très rare de cancer du sein (1 à 4 %) qui se développe rapidement en quelques jours ou quelques semaines. Il se propage par voie lymphatique rapidement sans avoir le temps de former une tumeur. Le blocage des vaisseaux lymphatiques par les cellules cancéreuses est à l’origine d’une inflammation locale du sein d’importance variée. Le diagnostic d’abcès du sein est souvent évoqué dans un premier temps d’autant que l’imagerie (mammographie et échographie) est souvent négative. Toute persistance d’une rougeur plus ou moins douloureuse du sein impose de faire des biopsies, qui seules affirmeront la maladie. Le traitement repose avant tout sur la chimiothérapie dont les progrès récents autorisent la guérison dans un grand nombre de cas.


Traitements[modifier | modifier le code]

Comme pour tous les cancers, il repose idéalement (du point de vue médical) sur l'ablation chirurgicale de la tumeur, qui permet dans le même temps d'en faire le diagnostic de certitude. Le problème suivant est de faire le bilan d'extension : présence ou non de ganglions atteints, présence ou absence de métastase.

Cependant, la mutilation mammaire correspond aussi en général pour les femmes à une mutilation psychologique et sociale, les seins étant un des symboles de la féminité parmi les plus forts. Certaines femmes peuvent vivre cette mutilation comme une négation de leur féminité et donc, de leur personnalité.

Il existe aussi d'autres traitements comme la chimiothérapie, la radiothérapie et l'hormonothérapie, qui dans certains cas peuvent être utilisés pour obtenir une diminution de la tumeur en préalable d'une opération chirurgicale. L'efficacité et les risques de chaque type de traitement dépendent du type du cancer, de son extension et du terrain.

Stratégie thérapeutique[modifier | modifier le code]

De nombreux traitements du cancer du sein existent, mais toujours à individualiser pour un traitement optimal. Ainsi l'analyse génomique des cancers du sein ferait apparaitre une cinquantaine[86] de types différents de cancer du sein, dont chaque type, ou groupe, serait susceptible d'une thérapie ciblée particulière[87].

Pour le cancer du sein localisé : Le traitement a presque toujours un objectif curatif. Il repose sur les quatre armes thérapeutiques que sont la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie et l'hormonothérapie. La chirurgie est l'étape indispensable du traitement curatif du cancer du sein, les autres traitements ne visant généralement qu'à réduire le risque de rechute. Ils seront donc indiqués si ce risque est important et si le bénéfice supposé du traitement est suffisant, car tous ces traitements ont des effets secondaires. Le bénéfice attendu doit donc être mis en balance avec le risque de complication.

Pour le cancer du sein métastatique : à ce stade d'évolution, il est très rare de pouvoir proposer un traitement curatif. Mais les traitements modernes permettent souvent de prolonger la survie de plusieurs années. Il est impossible de détailler ici les différentes stratégies thérapeutiques envisageables car celles-ci dépendent de très nombreux facteurs. Le traitement du cancer du sein métastatique repose d'abord sur la chimiothérapie et l'hormonothérapie. Un traitement chirurgical ou par radiothérapie des sites métastatiques peut être envisagé soit dans un but curatif lorsque tous les sites sont accessibles à un traitement (ex. : métastases hépatique ou vertébrale unique) soit dans un but palliatif (ex. : irradiation d'une métastase osseuse douloureuse).

Il existe un certain nombre de marqueurs génétiques qui sont corrélés avec le pronostic du cancer du sein[88],[89],[90] et qui peuvent donc potentiellement orienter le traitement.

Des marqueurs moléculaires de gravité et pronostic du cancer du sein existent aussi. Les métallothionéines (MT) en sont un[91]. Elles se lient facilement à certains métaux sont codée par au moins 10 gènes MT fonctionnels qui sont associés à la prolifération des cellules du cancer du sein, en particulier cancers invasifs canalaires du sein. Ceci fait des MT un biomarqueur de pronostic pour le cancer du sein détectable par immunohistochimie[92],[93],[94],[95]. Plus les MT sont exprimées dans les cancers du sein plus grave est le cancer[96],[97].

Certains traitements (alkylants ou tamoxifène[98]) peuvent être inhibés par une surexpression de métallothionéines (par exemple chez un patient qui a été victime d'une intoxication par métaux lourds)

Chirurgie[modifier | modifier le code]

Ablation de la tumeur[modifier | modifier le code]

Dessin représentant une mastectomie, Institut national du cancer.

Il existe trois types de chirurgie du sein : la tumorectomie (ablation de la tumeur), la segmentectomie (ablation d'une partie du sein) et la mastectomie (ablation de la totalité du sein).
Dans les cas où la tumeur est prise en charge suffisamment tôt, une chirurgie minime (chirurgie conservatrice) est possible. Parfois, il faut enlever la totalité du sein. Une chirurgie reconstructrice peut être faite dans le même temps ou secondairement.

Curage axillaire[modifier | modifier le code]

Cette technique consiste en l'ablation des ganglions se situant dans le creux axillaire (au niveau de l'aisselle). Cette opération a de nombreux effets secondaires du fait que cette ablation déstabilise le réseau lymphatique, pouvant conduire à l'apparition d'un lymphœdème (gros bras). C'est dans le but de diminuer ces effets secondaires que la technique du ganglion sentinelle a été mise en place.

Technique du ganglion sentinelle[modifier | modifier le code]

Dans une tumeur, le ganglion sentinelle est le premier à recevoir le drainage lymphatique.

Le ganglion sentinelle est identifié grâce à l'injection d'un colorant, accompagné ou non d'un colloïde radioactif. Il est ensuite retiré pour permettre une étude anatomopathologique. Si le ganglion étudié est sain, cette technique permet de ne pas avoir recours à un curage axillaire (retrait de la quasi-totalité des ganglions de la région), ce qui entraînerait des séquelles importantes. Elle peut être appliquée sur des patientes présentant une tumeur faisant moins de 3 centimètres, et concerner jusqu'à 70 % d'entre elles[99].

Cette technique est validée, avec un taux d'erreur inférieur à 10 %[100].

Surveillance après opération[modifier | modifier le code]

Après le traitement initial, il est indispensable que la patiente soit suivie régulièrement.

La multiplication des examens n'est pas nécessaire, mais la mammographie bilatérale annuelle est indispensable, surtout en cas de chirurgie conservatrice. Selon le cas, elle pourra être associée à d'autres examens complémentaires définis en fonction de chaque cas.

Même un cancer du sein traité d'une façon optimale peut récidiver localement ou à distance (métastase). La récidive peut survenir des années après le traitement initial, d'où l'intérêt de maintenir la surveillance.

Radiothérapie[modifier | modifier le code]

Elle réduit la mortalité de ce cancer, mais exige une technique irréprochable afin de réduire l'irradiation des tissus sains pouvant entraîner une surmortalité par pathologie cardio-vasculaire. On distingue les radiothérapies sur le sein de celles portant sur les aires ganglionnaires. En cas de chirurgie conservatrice, une radiothérapie doit toujours être réalisée car elle diminue significativement le risque de récidive locale[101]. La radiothérapie sera d'autant plus importante que la femme est jeune. En cas d'ablation totale du sein, la radiothérapie est indiquée, dans certains cas, pour diminuer le risque de récidive locale. L'irradiation des chaînes ganglionnaires est fonction de la localisation de la tumeur et du résultat de l'examen anatomo-pathologique des ganglions.

Effets secondaires à long terme[modifier | modifier le code]

Le risque de mortalité secondaire à la radiothérapie comparé à celui de la mortalité cardiovasculaire ne semble s’accroître que dans la troisième décennie suivant le traitement selon une étude portant sur le suivi de plus de 500 000 femmes[102].

Une étude européenne sur les risques pour le fœtus dans le cadre d'une radiothérapie ou d'une chimiothérapie pour le traitement du cancer a montré que les fœtus dont la mère aurait été traitée pendant la grossesse ne présenterait pas plus de malformation cardiaque qu'un enfant non exposé[103].

Pour identifier les risques de fibrose mammaire induits par la radiothérapie, un test a été développé par l'Inserm pour mesurer le "taux d’apoptose radio-induite lymphocytaire (TALRI)". Plus le taux de TALRI est élevé et plus le risque de fibrose du sein est faible[104].

Chimiothérapie[modifier | modifier le code]

Elle consiste à administrer des médicaments anti-cancéreux, à intervalle fixe, en général toutes les 3 semaines. Le nombre de cures de chimiothérapie adjuvante (chimiothérapie réalisée après la chirurgie) pour le cancer du sein est entre 4 et 6. Les avantages des chimiothérapies adjuvantes par rapport au traitement chirurgical sans chimiothérapie sont une réduction significative de la mortalité et un taux de récidive moindre. En cas d'atteinte ganglionnaire axillaire, le schéma associant 3 cycles de chimiothérapie avec anthracycline (Farmorubicine°) et cyclophosphamide (Endoxan°) puis 3 cycles avec docetaxel (Taxotere°) est actuellement la référence. Pour les cancers sans envahissement ganglionnaire axillaire, la recherche de facteurs de mauvais pronostic pouvant expliquer une évolution défavorable (grade histologique élevé, pas de récepteurs hormonaux, taille tumorale supérieure à 15 voire 10 mm pour certains…) permet de poser également l'indication d'une chimiothérapie adjuvante.

En cas de tumeur avancée ou inflammatoire, il est parfois nécessaire de commencer le traitement par une chimiothérapie (chimiothérapie néo-adjuvante) pour diminuer la taille tumorale et permettre éventuellement une chirurgie conservatrice.
Les chimiothérapies néo-adjuvantes sont aussi pratiquées afin de limiter la taille de l'exérèse : une tumorectomie est parfois suffisante lorsqu'une mastectomie avec chimiothérapie adjuvante était initialement prévue.
Dans cette dernière indication, alors que la mortalité globale, le délai d'aggravation de la maladie et le taux de récidive à distance ne sont pas différents par rapport à la chimiothérapie adjuvante, les récidives loco-régionales seraient plus fréquentes. Il n'existe pas de protocole de chimiothérapie néo-adjuvante de référence actuellement.

Inconvénients : fatigue générale, nausées et vomissements, chute temporaire des cheveux. Ils varient selon les produits utilisés, et sont de mieux en mieux maîtrisés.

Nombre de produits ont fait leur preuve dans le cadre du traitement adjuvant du cancer du sein et ont un protocole de référence, mais d'autres produits arrivent sur le marché et/ou font l'objet d'études.

Thérapies ciblées[modifier | modifier le code]

Le trastuzumab a bouleversé la prise en charge de nombreuses patientes. D'autres médicaments sont en cours d'évaluation. Ces molécules sont souvent caractérisées par une bonne tolérance, en revanche ce sont des produits particulièrement chers.

Trastuzumab[modifier | modifier le code]

Les cancers du sein qui surexpriment le gène Her2 de façon importante (ceci concerne environ 25 % des cancers mammaires, souvent de mauvais pronostic, puisque Her2 - ou CerbB2 - est le récepteur membranaire permettant d'activer une des voies de la prolifération cellulaire accrue) trouvent avec le trastuzumab (Herceptin°), un anticorps monoclonal bloquant ce récepteur. L'Herceptin a d'abord été utilisée en situation palliative. Dans ce contexte, l'Herceptin a permis, en moyenne de doubler le temps de survie de ces patientes. Ajoutée à la chimiothérapie adjuvante, l'Herceptin° en perfusion tous les 21 jours, pendant 12 mois, réduit de moitié le risque de rechute chez les patientes HER2+ et d'environ un tiers la mortalité[105].

Bévacizumab[modifier | modifier le code]

En 2007, le bévacizumab (Avastin) est utilisé dans le cancer du sein métastatique (autorisation de mise sur le marché français en 2007, en première ligne métastatique). C'est un anticorps monoclonal anti VEGF, délivré en perfusion. Il se fixe sélectivement sur ce facteur de croissance et bloque ainsi la néo-angiogénèse. Associé au paclitaxel, ce traitement double le temps de réponse (temps jusqu'à progression de la maladie)[106]. En revanche, il n'y a pas d'augmentation du temps de survie.

Cependant, en France, en mai 2011, la Haute Autorité de Santé conclut : « Compte tenu du faible gain de survie sans récidive et de l’absence d’amélioration de la survie globale avec l’association bevacizumab/taxane versus taxane, l’intérêt de l’ajout de bevacizumab au paclitaxel est aujourd'hui moins bien établi. Cet intérêt est limité aux patientes négatives aux récepteurs HER2, aux œstrogènes et à la progestérone. »[107].

Lapatinib[modifier | modifier le code]

Le lapatinib (Tyverb), donné en traitement oral, est un inhibiteur intracellulaire de l'activité de tyrosine kinase des récepteurs HER2 et HER1 (EGFR). Chez les patientes surexprimant HER2, en progression tumorale sous herceptin et ayant déjà reçu des anthracyclines et des taxanes, l'association lapatinib-capécitabine double le temps de réponse par rapport à la capécitabine seule, sans bénéfice sur la survie globale[108]. L'AMM fut obtenue en 2008.

Hormonothérapie[modifier | modifier le code]

Dans environ deux tiers des cancers du sein, les cellules cancéreuses présentent des récepteurs hormonaux en excès. La tumeur est alors dite hormono sensible car les œstrogènes stimulent la prolifération cancéreuse par l'intermédiaire de ces récepteurs. Dans le cancer du sein les traitements hormonaux agiront soit en diminuant le taux d'œstrogènes dans le sang et donc la stimulation des récepteurs hormonaux (castration, anti-aromatases), soit en bloquant les récepteurs hormonaux (anti-œstrogènes).

Suppression ovarienne[modifier | modifier le code]

  • chirurgicale, par laparotomie ou cœlioscopie
  • radique, en réalisant 12 à 16 Gray en 4 à 8 fractions sur un petit pelvis, après avoir repéré la position des ovaires par échographie ;
  • médicale, le plus souvent, en utilisant les agonistes de la LH-RH

Anti-œstrogènes[modifier | modifier le code]

  • Tamoxifène 20 mg j−1
    • Mécanisme : antagoniste partiel des récepteurs à l'œstradiol
    • Précaution : faire examen endomètre 1/an, contrôler fonction hépatique et triglycérides, doser œstradiol plasmatique et ajouter LHRH si augmenté, contraception efficace (tératogène).
  • Fulvestrant 250 mg IM tous les 28 jours
    • Mécanisme : antagoniste des récepteurs à l'œstrogène sans action agoniste partiel.

L'utilisation du tamoxifène est bénéfique s'il existe des récepteurs aux œstrogènes au niveau de la tumeur quel que soit l'âge de la patiente. La durée optimale d’application de l’hormonothérapie adjuvante par tamoxifène est de 5 ans à la dose de 20 mg j−1. L'utilisation du tamoxifène réduit le risque de récidive de 8 % et celui de décès de 5 %.

Anti-aromatases[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Inhibiteur de l'aromatase.

Depuis 2004, des nouvelles molécules peuvent être proposées aux femmes ménopausées. Ce sont les inhibiteurs de l'aromatase. Les deux molécules les plus évaluées sont l'anastrozole et le letrozole. Leur profil de toxicité est différent du tamoxifène[109]. L'administration de ces deux molécules permet de réduire les rechutes après chirurgie du cancer du sein, sans bénéfice quant à la survie globale (versus tamoxifène).

  • Létrozole, Femara 2,5 mg j−1
    • Mécanisme : inhibiteur de l'aromatase non stéroïdienne
    • Précaution : densité osseuse, dyslipidémie
  • Anastrozole, Arimidex 1 mg
    • Mécanisme : Inhibiteurs de l'aromatase non stéroïdienne
    • Précaution : densité osseuse, dyslipidémie
  • Exémestane, Aromasine 25 mg
    • Mécanisme : inhibiteur de l'aromatase stéroïdien
    • Précaution : densité osseuse, dyslipidémie

Prévention : comment réduire le risque[modifier | modifier le code]

Sachant que le cancer du sein est une maladie hormonale, toute action ou thérapeutique visant à diminuer la durée et l'intensité de l'exposition aux œstrogènes ou à des perturbateurs endocriniens mimant ces œstrogènes est supposée théoriquement efficace.

Actions ou événements diminuant le risque[modifier | modifier le code]

Plusieurs types d'actions peuvent être menés afin de réduire le risque de survenue du cancer du sein.

Choix gynécologiques[modifier | modifier le code]

Les facteurs de risque ont un dénominateur commun : l'augmentation de l'imprégnation hormonale des femmes : directe, pour les traitements hormonaux de la ménopause, la pilule œstroprogestatives, l'augmentation du nombre de cycles menstruels (faible nombre de grossesses ou des courtes durées d’allaitement), ou indirecte via l'augmentation de l'activité de l'enzyme aromatase dans la graisse, pour l'alcool, le surpoids, le manque d'activité physique. Ainsi, une prévention primaire du cancer du sein pourrait être proposée, impliquant une modification du mode de vie[110]

Le choix de pilule contraceptive[modifier | modifier le code]

Il s'agit de privilégier les pilules qui ne contiennent pas d'œstrogènes bloquant l'activité ovarienne[111].

Une première grossesse à un âge jeune[modifier | modifier le code]

La diminution de l'âge de la première grossesse permet de diminuer le risque du cancer du sein car les cycles entre la puberté et la première grossesse menée à terme semblent les plus dangereux de ce point de vue[112]. La première grossesse menée à terme agirait tel un vaccin vis-à-vis du cancer via une différenciation des tissus les rendant moins vulnérables aux hormones. La grossesse agit donc comme un vaccin vis-à-vis des œstrogènes. Plus cette première grossesse survient tôt, mieux elle agit.

L'allaitement prolongé[modifier | modifier le code]

L'allaitement prolongé de bébé (car mettant les ovaires « en sommeil ») réduit le risque. Selon le rapport du WCRF, l'allaitement apporte un bénéfice quel que soit le moment de développement du cancer (pré- ou post-ménopause)[113].

Éviter le traitement hormonal de la ménopause (THS)[modifier | modifier le code]

« Le traitement hormonal de la ménopause est désormais considéré comme un facteur de risque du cancer du sein, notamment lorsqu'il est pris pendant plus de 5 ans » rapporte Le Figaro en 2008[113].

Choix de mode de vie[modifier | modifier le code]

La perte de poids[modifier | modifier le code]

L'obésité et le surpoids accroissent le risque de cancer du sein. Le professeur Pierre Kerbrat (centre Eugène-Marquis, Rennes) estimait en 2008 que la lutte contre l'obésité féminine permettrait d'éviter 13 000 nouveaux cas de cancer du sein par an dans l'Union européenne[113].

L'exercice physique[modifier | modifier le code]

Selon le professeur Kerbrat, la pratique de 30 minutes d'activité physique, 5 jours par semaine, réduirait de 30 % à 40 % le nombre de nouveaux cas. L'effet protecteur vient à la fois de la lutte contre l'obésité et de l'action de l'exercice sur les sécrétions hormonales[113]. Des études américaines ont également montré son effet préventif contre une récidive de la maladie[113].

La réduction de la consommation d'alcool[modifier | modifier le code]

Le risque de cancer du sein augmente avec la prise d'alcool[13]. Une consommation modérée d'alcool accroît le risque de 20 % à 30 %. Plus précisément, le risque s'accroît de 10 % quand la consommation quotidienne d'alcool augmente de 10 g d'alcool (soit un verre)[113].

Les choix alimentaires[modifier | modifier le code]

Ils permettraient de réduire le risque.

  • Menée à partir de questionnaires auprès de 334 850 femmes âgées de 35 à 70 ans et incluses dans la cohorte EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition)[114] (durée de suivi : 11,5 ans), une étude datée d' montre qu'il n'y a pas de lien entre la consommation de flavonoïdes et de lignane (des phytoestrogènes) et le risque de cancer du sein que l'on prenne en compte ou non le statut ménopausique et le statut des récepteurs hormonaux[115].
Les acides gras trans[modifier | modifier le code]

Les acides gras trans dans le sang augmentent de près de 50 % le risque de cancer du sein chez la femme. Les acides gras trans sont utilisés dans les aliments industriels tels que pains et biscuits industriels, viennoiserie, gâteaux, chips, pâtes à pizzas industriels[38].

  • Le thé vert et/ou le soja pourrai(en)t avoir des vertus protectrices (ce qui expliquerait le fait qu'en Europe 1 femme sur 12 développe ce cancer, contre une pour 80 au Japon où ces aliments sont très consommés)[réf. nécessaire].
  • Après la survenue du cancer du sein, doubler la consommation de fruits et légumes ne semble pas diminuer le risque de récidive[116].
  • On teste en 2008 une supplémentation en oméga 3 afin de voir si celle-ci améliore la chimiothérapie[117].

Autres[modifier | modifier le code]

Traitements chirurgicaux « préventifs »[modifier | modifier le code]

Des traitements chirurgicaux préventifs ont été proposés chez les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein avec mutation sur les gènes BRCA1 ou BRCA2. Chez ces femmes, le risque de cancer du sein varie entre 40 et 85 % avant l'âge de 80 ans. Les propositions chirurgicales sont soit l'ablation des deux seins avec ou sans ovariectomie bilatérale, soit l'ovariectomie bilatérale seule.
En cas de mastectomie bilatérale préventive, le risque de développer un cancer du sein dans les cinq ans passe à 2 % au lieu de 30 % chez les femmes non opérées. L'ovariectomie sans mastectomie réduit de moitié le risque de cancer du sein dans les 10 à 15 années suivantes.

Aspects psychologiques[modifier | modifier le code]

Apprendre qu'on a un cancer peut être très difficile à assumer, tant cette nouvelle a longtemps été considérée comme celle d'une mort imminente. Par ailleurs, l'hospitalisation, l'opération chirurgicale et les traitements adjuvants changent profondément la vie du malade. Il est donc essentiel d'apporter aux malades un soutien psychologique adapté, ce qui passe en général par la participation à des groupes de patients qui vivent les mêmes épreuves.

Cependant, les cancers du sein diagnostiqués tardivement sont souvent très mutilants. Cette mutilation mammaire correspond en général pour les femmes à une mutilation psychologique et sociale. Le sein étant l'un des plus forts symboles de la féminité, certaines femmes peuvent vivre cette mutilation comme une négation de leur féminité et donc, de leur personnalité.

La relation de couple subit souvent les conséquences de la maladie. Dans la période qui suit le traitement, il arrive que la patiente ou son conjoint exprime des émotions négatives, telles que des reproches. Ce type de situation devrait être prise au sérieux par les professionnels, car elle est peut être associée à des troubles psychologiques tels que la dépression. Selon Nicolas Favez, Sarah Ciro Notari, Tania Antonini et Linda Charvoz[120], ce type de situation est susceptible d’apparaître dès les premiers stades de la maladie, et même lorsque le pronostic médical est optimiste. Dans ce cadre, la chirurgie réparatrice peut être proposée, accompagnée d'une prise en charge psychologique.

Le cancer du sein n'est donc pas seulement un problème médical. Il impacte la vie, l'organisme et la confiance en soi. Lorsqu’une femme reçoit le verdict « cancer du sein », elle quitte le cabinet médical, la peur au ventre, avec de nombreuses questions sur ce que sera sa vie dorénavant. Comment parler de ceci à ses proches ? Comment faire face à la chute des cheveux et des sourcils ? Comment sortir de chez soi et affronter le regard des autres ? Comment continuer à s’occuper de ses enfants ? Pourra-t-elle encore en avoir ? Perdra-t-elle son travail ? Qu’adviendra-t-il de sa relation avec l’homme de sa vie ? Tant de questions, peu de possibilités de dialogue, beaucoup de tabous. Souvent les femmes se replient sur la maladie et cela est néfaste même pour la réussite de la thérapie.

Il reste beaucoup à faire pour communiquer correctement avec les patientes et leur entourage mais également pour améliorer concrètement les soins médicaux apportés aux femmes et leur qualité de vie en général.

Pistes bibliographiques[modifier | modifier le code]

Témoignage[modifier | modifier le code]

La psychologue Maryse Vaillant raconte dans son récit Une année singulière avec mon cancer du sein (Albin Michel, 2008) sa bataille contre la maladie, après le diagnostic de son cancer, sa mammectomie, et ses réflexions autour de la féminité après cette opération : « Ce cancer, qui m’a fauché un sein, n’a pas amoindri la femme que je suis. Je me serais bien passée de cette maladie. Mais quand je réfléchis, j’y ai gagné une jouissance profonde de la vie. J’en ressors plus vivante – et encore plus femme. »[121].

En parler avec les enfants[modifier | modifier le code]

L'association Sparadrap propose sur son site une liste d'ouvrages jeunesse sur un parent malade d'un cancer ; plusieurs d'entre eux évoquent les mamans et le cancer du sein[122].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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    [2012-02-22] - Une mutation dans un gène appelé Abraxas prédisposerait les femmes à un cancer du sein familial indique une nouvelle étude ayant porté sur plus d'une centaine de familles finlandaises.
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    [2011-04-01] - L'obésité, outre ses conséquences directes sur la santé (maladies cardiovasculaires, diabète), est de plus en plus soupçonnée de jouer un rôle dans le pronostic du cancer du sein en particulier dans sa propension à se répandre. Pour autant, aucune relation de cause à effet n'avait, jusqu'à présent, été démontrée. C'est chose faite grâce aux travaux menés par deux équipes de recherche réunissant des chercheurs de l'Inserm, du CNRS et de l'Université Paul Sabatier. Les travaux conjoints des scientifiques ont permis de mettre en évidence in vitro et in vivo, à proximité des cancers du sein, des cellules du tissu graisseux, appelées adipocytes, aux caractéristiques biologiques spécifiques. Ces adipocytes associés aux tumeurs sont capables de modifier les caractéristiques de la cellule cancéreuse, la rendant plus agressive. Les résultats de ces travaux sont publiés le 1er avril 2011 dans Cancer Research.
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    [2010-10-11] - Montréal, 6 octobre 2010 – La pollution de l'air a déjà été associée à de multiples problèmes de santé. Une nouvelle étude d'avant-garde suggère que la pollution associée à la circulation routière pourrait augmenter chez les femmes le risque de souffrir d'une autre maladie mortelle. Publiée dans la prestigieuse revue Environmental Health Perspectives, l'étude, menée par des chercheurs de l'Institut de recherche du CUSM (IR du CUSM, Dr Mark Goldberg), de l'Université McGill (Drs Goldberg, Dan Crouse et Nancy Ross) et de l'Université de Montréal (Dre France Labrèche), établit un lien entre le risque de cancer du sein – la deuxième principale cause de décès lié au cancer chez la femme – et la pollution atmosphérique provenant des véhicules à moteur.
  • Cancer du sein : ni la viande ni les oeufs ni les produits laitiers ne sont en cause
    [2010-03-08] - Prenant souvent leur origine dans une préoccupation « écologique » exagérée, peu scientifique et un tantinet totalitaire, des rumeurs diverses se répandent périodiquement pour mettre en cause un certain nombre de « piliers » de l’alimentation occidentale.
  • Cancers du sein - Mieux soigner chaque patiente en mesurant sa protéine HP1alpha
    [2009-06-16] - Prévoir l'évolution tumorale pour chaque patient est un enjeu majeur de cancérologie. Repérer les patients susceptibles de développer des métastases, évaluer la réponse aux chimiothérapies… autant d'informations pronostiques qui améliorent la prise en charge des malades atteints de cancer. A l'Institut Curie, l'équipe de Geneviève Almouzni, directrice de recherche au CNRS, vient de découvrir un nouveau marqueur pronostique de l'évolution des cancers du sein, et probablement d'autres cancers : la protéine HP1. Plus cette protéine est présente en quantité dans les tumeurs du sein, plus le risque de développer rapidement des métastases est élevé. En outre, cette protéine, qui gère la compaction du matériel génétique dans les cellules et donc l'expression des gènes, semble un marqueur pronostique significativement plus informatif que les marqueurs actuellement utilisés. D'autres études sont actuellement en cours pour compléter ces premiers résultats très prometteurs publiés dans EMBO Molecular Medicine et faire bénéficier ainsi rapidement les patientes de ce nouveau marqueur pronostique.
  • Découverte d'une nouvelle protéine qui déclencherait le cancer du sein
    [2009-01-19] - L'etude de l'Universite de Montreal et de l'Universite de l'Alberta suggere une nouvelle cible pharmacotherapeutique.
  • Les traitements hormonaux favoriseraient-ils le cancer du sein ?
    [2008-11-24] - Première cause de mortalité féminine en France, le cancer du sein est le plus fréquent des cancers chez les femmes. Avec 85 à 90% de cas, sa forme sporadique, non héréditaire, s'avère la plus répandue tout en restant la plus mystérieuse. Des chercheurs du CNRS et du CEA (1), en collaboration avec une équipe de l'hôpital Saint-Louis (2), viennent de lever un voile sur l'origine de 50% des cancers du sein sporadiques. De plus, leurs résultats permettraient d'expliquer les études épidémiologiques qui suggèrent une prédisposition au cancer du sein causée par les traitements hormonaux. Ils sont publiés dans la revue Cancer Research.
  • Prédire les résultats cliniques des patientes atteintes d'un cancer du sein : Les chercheurs du CUSM identifient de nouveaux gènes.
    [2008-07-21] - Montréal - Pas un jour ne passe sans une nouvelle histoire sur l'environnement. Bien que nous pensions souvent à l'environnement à l'échelle planétaire, les cellules de notre sont elles aussi soumises à des facteurs environnementaux. Les nouvelles résultats d'une équipe de chercheurs de l'Institut de recherche du CUSM et de l'université McGill démontrent que l'environnement des cellules mammaires cancéreuses joue un rôle déterminant dans le développement et la migration des cellules tumorales, ou au contraire dans leur disparition. Cette étude est la première à identifier les gènes responsables de ce contrôle environnemental et à les mettre en relation avec l'évolution de l'état de santé du patient. Ces découvertes sont publiées dans le numéro de Nature Medicine de cette semaine.
  • La mutation du gène (cancer des seins): plus fréquente chez les femmes hispaniques et les jeunes femmes noires, d’après l’étude Stanford/NCCC
    [2008-01-15] - STANFORD, Calif. – Une mutation génétique déjà réputée d’être plus fréquente chez les patientes juives d’Ashkenazi atteintes du cancer des seins est également prévalente chez les femmes hispaniques et les jeunes femmes afro-américaines atteintes du cancer des seins, et ce, selon une des plus grandes études multiraciales sur la mutation à ce jour.
  • Le Bevacizumab améliore la survie des patientes souffrant d’un cancer du sein développé
    [2008-01-11] - D’après les résultats d’un large essai Clinique portant sur l’Avastin, une thérapie anti-angiogénique, l’inhibition de la croissance des vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs, ralentirait la progression du cancer du sein métastatique. L’étude, publiée dans l’édition du 27 décembre du New England Journal of Medicine, révéla que l’Avastin combiné à la chimiothérapie, prolonge significativement la survie des femmes atteintes d’un cancer du sein et, ce, sans progression de la maladie, en comparaison avec la chimiothérapie seule.
  • La plupart des chirurgiens du cancer du sein ne mentionnent pas les options de reconstruction à leurs patientes, révèle l’étude d’U-M
    [2008-01-10] - Les femmes seraient susceptibles de choisir la mastectomie après avoir discuté de la reconstruction.
  • Une combinaison de médicaments diminue les métastases du cancer du sein dans le cerveau
    [2008-01-04] - SAN ANTONIO, Texas— D’après des données présentées par les chercheurs de la Dana-Farcer Cancer Institute au San Antonio Breast Cancer Symposium, la combinaison d’une thérapie “ciblée” et de la chimiothérapie diminue les tumeurs métastatiques du cerveau d’au moins 50% chez 1/5 des patients souffrant d’un cancer du sein HER2 positif agressif.
  • Une étude souligne l’importance des besoins émotionnels/pédagogiques chez les femmes atteintes d’un cancer du sein en phase avancée
    [2008-01-03] - Les données de l’étude soulignent également le mécontentement de l’expérience thérapeutique et l’importance de l’Internet comme source d’information.
  • Survie écourtée lorsque le Cancer du Sein EP/RP Négatif se propage au cerveau
    [2008-01-03] - SAN ANTONIO — Deux études réalisées sur le site de la Mayo Clinic de Jacksonville, en Floride, auprès de femmes dont le cancer du sein s'est propagé au cerveau, ont révélé que les femmes dont les tumeurs ne disposent pas de récepteurs d'oestrogènes ou de progestérone produisent les plus mauvais résultats généraux. De ce fait, ces patientes doivent être traitées agressivement après un premier diagnostic afin d’éviter les métastases, affirment les chercheurs, qui ont présenté leurs conclusions lors du Symposium sur le Cancer du Sein, à San Antonio.
  • Des chercheurs établissent un lien entre une enzyme et la malignité du cancer du sein
    [2007-11-30] - Une découverte mcgilloise qui contribuera au développement de nouveaux médicaments.
  • Quatre nouveaux gènes de susceptibilité du cancer du sein
    [2007-09-17] - La compréhension des bases génétiques des différentes formes de cancer du sein vient de franchir une nouvelle étape avec l'identification de quatre gènes (FGFR2, TNRC9, MAP3K1 et LSP1) dont les mutations sont directement impliquées dans la physiopathologie de cancers du sein.
  • Des chercheurs portugais progressent dans la lutte contre le cancer du sein
    [2007-09-05] - Une équipe de chercheurs portugais et israéliens sont parvenus à démontrer la relation entre le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) et les carcinomes de type basal qui représente 15% des types de cancer du sein. Leurs travaux ont été publiés dans l'édition en ligne de la revue Nature Cell Biology.
  • Cancer du sein héréditaire : découverte d'une mutation génétique associée à la maladie
    [2007-07-26] - Une équipe de chercheurs de l'Institut Portugais d'Oncologie (IPO) de Lisbonne a découvert une mutation rare du gène BRCA2 associée à des cancers du sein et des ovaires héréditaires. Les résultats de cette étude, qui a porté sur 210 familles présentant un fort risque de développer des cancers du sein et des ovaires, ont été publiés dans la revue scientifique Journal of Clinical Oncology.
  • On a découvert la cellule responsable du cancer du sein
    [2007-07-20] - Le groupe de recherche du prix Nobel Renato Dulbecco a identifié la cellule mère responsable du cancer du sein.
  • Cinq nouveaux gènes de prédisposition au cancer du sein identifiés
    [2007-07-20] - Une étude de grande ampleur a permis de localiser cinq nouveaux gènes dont des mutations pourraient être responsables d'une prédisposition au cancer du sein.
  • Identification de nouveaux gènes vraisemblablement liés au cancer du sein
    [2007-07-04] - Quatre nouveaux gènes vraisemblablement associés au cancer du sein viennent d'être découverts, d'après une étude publiée en ligne le 28 mai sur le site internet du journal scientifique "Nature". Cette large étude génomique met également en lumière d'autres marqueurs génétiques qu'il conviendrait d'étudier plus avant pour leur lien avec cette maladie.
  • Cancer du sein : un nouvel outil de recherche pré-clinique pour orienter les essais thérapeutiques
    [2007-07-02] - A l’Institut Curie, des chercheurs de l’Inserm et des médecins viennent d’établir la plus grande série de modèles de tumeurs du sein humaines développées chez l’animal.
  • Traitement chirurgical des cancers du sein : évaluation de la mini-caméra POCI
    [2007-06-12] - Fruit de la première collaboration entre des physiciens de l'IN2P3 du CNRS, des médecins de l'hôpital Tenon à Paris et des méthodologistes de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), POCI (Per-Operative Compact Imager), une gamma-caméra miniaturisée, est actuellement en cours d'évaluation en bloc opératoire sur 200 patientes présentant un cancer du sein.
  • Une mini-caméra pour le traitement des cancers du sein
    [2007-06-05] - Pouvoir guider les gestes d'un chirurgien à l'aide d'une mini caméra sensible aux tissus tumoraux est désormais possible. Après plusieurs années de travail, des chercheurs de l'IN2P3-CNRS (1) viennent de finaliser la gamma-caméra (2) miniaturisée POCI (3) utilisable en bloc opératoire. Dédié au traitement chirurgical du cancer, ce nouveau dispositif d'imagerie médicale permet de cibler les lésions tumorales préalablement marquées de manière radioactive. Fruit de la première collaboration entre physiciens de l'IN2P3-CNRS, médecins de l'hôpital Tenon à Paris et méthodologistes de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), cette gamma caméra est évaluée en bloc opératoire sur 200 patientes présentant un cancer du sein. Cette étude, qui présente d'ores et déjà des résultats plus qu'encourageants, confirme l'intérêt de l'imagerie per-opératoire (4).
  • Nouvel indice sur le risque familial associé au cancer du sein
    [2007-05-11] - Une équipe internationale de chercheurs dirigée par William Foulkes, de l'Université McGill, a fait un lien entre une mutation génétique particulière et un accroissement des risques de cancer du sein. Les travaux, présentés dans la revue Proceedings of the National Academy of Science, ont mis en évidence deux mutations du gène PALB2, connu pour prédisposer au cancer du sein, comme étant associées à une "signature" particulière de ce même cancer.
  • Équipe dirigée par McGill découvre un nouvel indice sur le risque familial associé au cancer du sein
    [2007-04-10] - 10 avril 2007 - Cette découverte pourrait aider à cibler les médicaments à l'intention des individus porteurs du gène mutant
  • Le gène ESR1 affecterait les risques de cancer du sein mais pas les risques de maladies cardiovasculaires
    [2007-04-02] - Une étude danoise réfute l'idée admise que les différences dans le gène du récepteur d'oestrogènes ESR affectent le risque de maladies cardiaques. Cependant, l'étude a constaté que ce gène peut être associé à une augmentation du risque du cancer du sein. Presque un tiers des femmes possède une variation génétique qui double presque ce risque. Les résultats suggèrent que 10% des cancers du sein peuvent être expliqués par cette variation génétique.
  • Un nouveau gène qui prédispose au cancer du sein
    [2007-03-25] - Une prédisposition génétique est à l'origine de 5-10% des cancers du sein chez la femme. Les mutations dans les gènes BRCA1 et BRCA2 n'expliquent pas tous les cancers héréditaires du sein, indiquant que d'autres gènes de susceptibilité entrent en jeu.
  • Cosmétiques, produits chimiques et cancer du sein
    [2007-03-08] - 8 mars 2007 - Une militante américaine prononcera la Conférence Roscoe
  • Cancer du sein : une technique innovante de détection précoce de la maladie
    [2007-02-28] - Une nouvelle technique de détection du cancer du sein a été développée par un consortium portugais. Baptisée "PET Mamografia" (Tomographie à Emission de Positron), elle permet de détecter de façon précoce les tumeurs de très petites dimensions. PET Mamografia est capable de détecter des tumeurs de 1 millimètre de diamètre en cinq minutes, celle-ci est plus précise que l'échographie et pourrait présenter une alternative à la biopsie évitant ainsi les désagréments causés par ce type d'examens invasifs.
  • Cancer du sein : de nouveaux marqueurs génétiques aident à la détection de la maladie
    [2007-02-28] - Une équipe de chercheurs portugais, dirigée par Fernando Schmitt, professeur à l'Institut de Pathologie et d'Immunologie Moléculaire de l'Université de Porto (IPATIMUP) a découvert, en collaboration avec une équipe de chercheurs espagnols de la Galice, de nouveaux marqueurs génétiques capables de renseigner sur la susceptibilité à développer un cancer du sein. En octobre 2006, ces résultats ont été publiés dans la revue en ligne Breast Cancer Research and Treatment Journal.
  • Cancer du sein : le rôle de la progestérone
    [2007-02-28] - Une équipe portugaise de l'Université de Porto a montré que la progestérone, hormone sexuelle féminine peut favoriser le développement du cancer du sein. Les résultats, publiés dans la revue américaine Journal of Cellular Biochemistry, ont mis en évidence que la progestérone active une protéine qui stimule la division cellulaire et la formation des vaisseaux sanguins qui alimentent ces cellules. Cette étude a été réalisée par Raquel Soares, chercheuse à l'Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IBMC), son élève en doctorant Susana Guerreiro ainsi que Mónica Botelho de l'Institut de Pathologie et Immunologie Moléculaire de l'Université de Porto (Ipatimup).
  • Nouvelle piste sur le cancer du sein
    [2007-02-16] - Une équipe du Centre de recherche sur le cancer de l'Université McGill, dirigée par Michel L. Tremblay, vient de réussir à comprendre le rôle que joue un gène spécifique dans la propagation du cancer du sein chez deux femmes atteintes sur cinq.
  • Quels sont les risques de développer un deuxième cancer du sein ?
    [2007-02-14] - Les patientes atteintes d'un cancer du sein, dont les parentes directes (mère ou soeur) sont également touchées par la maladie, ont un risque élevé de contracter un deuxième cancer du sein. Cette conclusion a été apportée par un groupe d'épidémiologistes du Centre Allemand de Recherche en Cancérologie (DKFZ), suite à l'étude d'un registre suédois des cancers d'origine familiale.
  • L'imagerie en 3D dans la lutte contre le cancer du sein à "Trinity College Dublin"
    [2007-02-12] - Un ensemble pluridisciplinaire d'équipes de recherche de l'université 'Trinity College Dublin' (TCD) a pour objectif d'identifier de nouvelles molécules pour la lutte contre le cancer du sein. Ces équipes se concentrent sur des molécules agissant au niveau du récepteur à oestrogène et plus particulièrement celles qui empêcheraient la liaison de l'hormone au récepteur. Ce projet est soutenu par un financement du 'Health Research Board'.
  • La survie dans le cancer avancé du sein dépend du type de traitement hormonal
    [2007-02-05] - Selon une nouvelle revue systématique de différentes études, les inhibiteurs de l'aromatase, un type de thérapeutique hormonale utilisé pour traiter les cancers avancés du sein chez les femmes en post-ménopause conduit à une petite mais significative augmentation de la survie globale lorsque les compare à d'autres traitements hormonaux. De plus, selon le Dr Judith Bliss du centre de recherche cancéreuse à Londres, co-auteur de la revue, les inhibiteurs de l'aromatase (Arimidex - Aromasin -Femara), ont moins de risques vasculaires et de saignements vaginaux que les autres traitements hormonaux.
  • Cancer du sein : McGill sur une nouvelle piste
    [2007-01-29] - 29 janvier 2007 - Des chercheurs décodent un gène déficient chez deux femmes atteintes sur cinq .
  • Prédiction de l'efficacité d'un traitement anti cancer du sein par l'usage de nouveaux bio-marqueurs
    [2006-12-23] - Les chercheurs de l'université de Cincinnati ont identifié une nouvelle façon de prédire si un traitement anti oestrogènes sera efficace chez les patientes souffrant d'un cancer du sein hormono-dépendant.
  • La diminution de fréquence du cancer du sein aux USA est reliée à la diminution de l'utilisation des hormones de ménopause
    [2006-12-23] - Les chercheurs de l'université du Texas ont rapporté, au congrès sur le cancer du sein tenu à San Antonio, avoir constaté une diminution de 7 % des nouveaux cas de cancer du sein aux États-Unis en 2003. Ils estiment que cette diminution pourrait être reliée au fait que des millions de femmes ont arrêté la thérapeutique hormonale de ménopause. Ils ont constaté une chute encore plus importante (12 %) dans les cas de cancers du sein hormono-dépendants chez les femmes de 50 à 69 ans.
  • Une gamma camera permet de détecter de tous petits cancers du sein
    [2006-12-23] - Selon la présentation faite au congrès sur le cancer du sein à San Antonio, les chercheurs de la Mayo Clinic ont mis au point une nouvelle technologie qui ressemble à la mammographie. Cette technique permet de détecter des tumeurs de moins de 10 mm.
  • La pilule abortive pourrait combattre certains cancers du sein
    [2006-12-23] - La mifepristone, RU 486, est un produit utilisé pour interrompre des grossesses jeunes et en plus petites doses ce produit peut également être utilisé comme pilule contraceptive d'urgence. Il pourrait être utilisé pour combattre certains cancers du sein et de l'ovaire, le composé fonctionne en bloquant la progestérone qui participe à la croissance de certains cancers.
  • Dépistage des femmes à haut risque héréditaire de cancer du sein
    [2006-09-13] - Un nouvel outil pour identifier les femmes à haut risque de cancer héréditaire du sein a été développé. Selon le docteur Kent F. Hoskins, MD et collaborateurs travaillant dans le programme d'évaluation du risque du cancer du sein au Saint Anthony Center for Cancer Care, Rockford, Illinois, cette nouvelle avance scientifique permet d'identifier les femmes à haut risque au sein d'une population générale, et dès lors d'offrir une détection précoce et des interventions préventives.
  • L'herceptine plus de la chimiothérapie améliorent le temps de survie libre de maladie des patientes souffrant de cancers du sein débutants
    [2006-08-21] - L'étude a montré selon les protocoles entre 39 et 51 % d'améliorations
  • Augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes en post-ménopause traitées par des oestrogènes plus de la testostérone
    [2006-08-01] - Les résultats de cette étude devraient permettre aux femmes et à leurs médecins de reconsidérer l'usage de la testostérone en ménopause dont le risque outrepasse le bien être attendu
  • Le lipidome pour évaluer une part modifiable du risque de cancer du sein
    [2006-03-16] - 16/03/06 - L’équipe Inserm de Philippe Bougnoux, (Equipe Inserm 211 «Nutrition, croissance et cancer », Tours) examine, au travers d’un article publié ce moisci dans la revue “Cancer Epidemiology Biomarkers & Prevention”, le profil lipidique du tissu adipeux de patientes avec tumeurs malignes ou bénignes du sein. Philippe Bougnoux et ses collaborateurs définissent la notion de lipidome, véritable carte des différents acides gras présents dans le tissu adipeux, reflet à la fois qualitatif des lipides consommés et des interactions complexes entre différents acides gras du tissu adipeux. Les auteurs montrent qu’il s’agit d’un indicateur potentiel de risque de cancer du sein lié à l’alimentation. Si leurs résultats sont confirmés par d’autres équipes, les chercheurs estiment que ce concept pourrait, sur la base de rééquilibrages du régime alimentaire, permettre de retarder l’apparition de cancer du sein.
  • Le téléphone portable pour la détection du cancer du sein
    [2006-02-01] - Un israélien a développé une nouvelle technologie qui devrait permettre à un téléphone portable ordinaire de diagnostiquer le cancer du sein ainsi que différents types de maladies du coeur. En installant un nouveau logiciel et en ajoutant une caméra infrarouge standard, un téléphone portable peut être transformé en un outil de diagnostic d'une grande efficacité, offrant des résultats bien plus précis que l'examen que les femmes se font elles-mêmes.
  • Radiothérapie innovatrice pour traiter le cancer du sein
    [2006-01-24] - Au stade précoce d'un cancer du sein, les femmes subissent souvent une lumpectomie, qui consiste en une ablation de la tumeur du sein, associée à une radiothérapie afin de provoquer la destruction des cellules malignes. Cette technique de radiation externe nécessite l'introduction temporaire d'implants et un traitement quotidien pendant six à huit semaines.
  • L’effet de l’activité physique sur le risque de cancer du sein précisé
    [2006-01-20] - 20/01/06 - Depuis 1990, l’étude de cohorte prospective E3N, menée par Françoise Clavel-Chapelon (Directrice de recherche Inserm-Institut Gustave Roussy) étudie les facteurs de risque de cancer parmi une population de près de 100 000 femmes affiliées à la MGEN (Mutuelle Générale de l’Education Nationale). Son équipe s’est intéressée notamment à la relation entre activité physique et risque de cancer du sein. Les résultats de cette étude sont publiés dans le numéro de janvier 2006 du Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention. Ils révèlent que plus on pratique d’activité physique, plus on diminue le risque de cancer du sein, dés lors qu’il s’agit d’une activité physique soutenue.
  • Recherche contre le cancer : découverte d'une nouvelle protéine dans les tumeurs du sein
    [2006-01-11] - Des scientifiques de l'université de Würzburg ont découvert la présence d'une protéine nommée LASP ("LIM and SH3 Domain Protein") dans les tumeurs du sein. Selon toute vraisemblance, cette protéine jouerait un rôle important dans la propagation des cellules cancéreuses dans le corps.
  • Tests d'une nouvelle méthode de traitement du cancer du sein
    [2006-01-03] - L'entreprise israélienne InSightec Ltd, fondée en 1999, a annoncé sa collaboration avec l'ACRIN (American College of Radiology Imaging Network) afin de tester, sur des cobayes humains, l'efficacité de l'ExAblate 2000, une technique permettant de détruire les tumeurs cancéreuses du sein.
  • Un remède traditionnel chinois efficace contre le cancer du sein
    [2006-01-02] - Deux scientifiques américains du département de bio-ingénierie de l'Université de Washington, Henry LAI et Narendra SINGH, ont réussi à prouver l'efficacité d'un remède chinois vieux de 2000 ans dans le traitement du cancer du sein.
  • Résultats de la radiothérapie adjuvante dans le pronostic du cancer du sein à moyen et à long terme
    [2005-12-20] - Selon une publication de l'Early Breast Cancer Trialists Collaborative Group (EBCTCG),parue dans le Lancet de décembre 2005 des variations de la thérapeutique affectent substantiellement les risques de récidive loco-régionale et peuvent également affecter les risques à long terme de la mortalité due au cancer du sein.
  • Utilisation de la chimiothérapie associée à des médicaments anti angiogénèse dans le traitement du cancer avancé du sein
    [2005-12-13] - Selon la présentation du docteur Harold Burstein, MD, PhD, oncologiste, faite au congrès annuel du sein à San Antonio une étude pilote chez 55 patientes, faite par les médecins de l'institut du cancer Dana-Farber à Boston, a montré que la combinaison d'une chimiothérapie à faible dosage associée à un anticorps anti-VEGF (bevacizumab ou Avastin) a retardé la progression du cancer du sein d'environ 5 mois et demi comparé aux deux mois avec la chimiothérapie seule.
  • L'herceptine plus de la chimiothérapie améliorent le temps de survie libre de maladie des patientes souffrant de cancers du sein débutants
    [2005-12-12] - La nouvelle modalité thérapeutique élimine la toxicité cardiaque. Selon une large étude internationale, l'accouplement de la thérapeutique par l'herceptine avec la chimiothérapie chez les patientes ayant un cancer du sein débutant augmente significativement l'espace de vie libre de maladie des femmes qui ont un test positif pour une mutation génétique qui provoque une forme particulièrement agressive de la maladie
  • Beaucoup de café atténue le risque de cancer du sein
    [2005-11-21] - Certaines études ont déjà montré que la consommation élevée de café est associée à une diminution du risque de cancer du sein, mais on ne savait pas ce qu'il en était chez les femmes génétiquement prédisposées à ce cancer, c'est-à-dire porteuses de mutations sur le gène BRCA1 ou BRCA2. Dans la population en général, on compte jusqu'à 5% de femmes porteuses de mutations sur ces gènes alors qu'elles sont deux fois plus nombreuses chez les Canadiennes françaises et chez les Juives ashkénazes.
  • L'alimentation sucrée augmente le risque de cancer du sein
    [2005-11-14] - Selon les auteurs, manger régulièrement des nourritures sucrées, incluant des biscuits, des glaces, du miel et du chocolat, peut augmenter le risque de cancer du sein. Les résultats d'une grande étude de plus de 5.000 femmes Italiennes ont montré que les effets peuvent être significatifs : le risque excédentaire par une consommation sucrée fréquente peut rendre compte de 12% de cas de cancer du sein dans la population Italienne et, donc est loin de négligeable au niveau de santé publique selon le rapport paru dans Annals of Oncology (publié on line le 25 Octobre )
  • La dernière étape avant la commercialisation de SoftScan'MD, une technologie innovatrice et unique pour le diagnostic du cancer du sein
    [2005-11-07] - ART Recherches et Technologies Avancées Inc. en collaboration avec la Clinique du sein du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), a lancé une étude clinique pivot d'envergure nord-américaine, étape finale avant la commercialisation de SoftScan(MD), un appareil médical d'imagerie optique visant à améliorer le diagnostic et le traitement du cancer du sein.
  • Le cancer du sein chez les hommes
    [2005-10-25] - C'est une réalité peu connue du grand public : le cancer du sein est une maladie qui touche aussi les hommes. Et si de nombreuses études se sont penchées sur les différents types de traitements dans le cas des femmes atteintes d'un cancer du sein, très peu se sont intéressées aux hommes.
  • Avancée importante du traitement de certains cancers du sein par le trastuzumab
    [2005-10-24] - Deux études conduites dans 478 institutions de 39 pays sont rapportées dans le New England Journal of Medicine du 20 Octobre. L'une est celle du Pr Piccart-Gebhart (Institut Bordet Bruxelles) et de ses collègues et l'autre du Dr Edward H. Romond, M.D.,et collègues du National Surgical Adjuvant Breast and Bowel Project.
  • Avancée importante du traitement de certains cancers du sein par le trastuzumab
    [2005-10-24] - Deux études conduites dans 478 institutions de 39 pays sont rapportées dans le New England Journal of Medicine du 20 Octobre. L'une est celle du Pr Piccart-Gebhart (Institut Bordet Bruxelles) et de ses collègues et l'autre du Dr Edward H. Romond, M.D.,et collègues du National Surgical Adjuvant Breast and Bowel Project. Elles font état des résultats de suivi de l'enquête clinique et montrent que le trastuzumab peut améliorer de manière très importante le devenir des femmes ayant un cancer du sein HER2 positif .
  • Implication de la protéine Snail dans la réapparition du cancer du sein
    [2005-10-20] - Par rapport aux autres types de cancers, le cancer du sein tend à se redévelopper beaucoup plus facilement et parfois des dizaines d'années après l'élimination de la tumeur originelle.
  • Les inhibiteurs d'aromatase sont efficaces contre les cancers du sein hormono-dépendants
    [2005-10-03] - Une étude austro-allemande confirme que les patientes atteintes d'un cancer du sein hormono-dépendant gagneraient à être traitées avec des inhibiteurs de l'aromatase, en lieu et place de l'anti-oestrogène tamoxifène. L'étude, dirigée par le médecin viennois Raimund Jakesz, porte sur les thérapies adjuvantes, administrées aux patientes après le traitement d'un premier cancer du sein.
  • Une étude de thérapie cellulaire contre le cancer du sein entre en phase II à Heidelberg
    [2005-09-01] - La clinique pour femmes de Heidelberg en collaboration avec le service d'immunologie du centre allemand contre le cancer (DKFZ) teste pour la première fois une thérapie cellulaire contre le cancer du sein. De nouvelles patientes sont recherchées pour participer à l'étude.
  • Symposium international sur le cancer du sein à Molde
    [2005-08-09] - Le troisième symposium international sur la biologie moléculaire du cancer du sein s'est tenu pour la première fois à Molde, du 22 au 26 Juin 2005. La rencontre était organisée par le Radiumhospitalet, l'Université d'Oslo, et l'Association Européenne pour la Recherche sur le Cancer (EACR). Le Premier Ministre norvégien, Kjell Magne Bondevika, a ouvert la conférence.
  • Des chercheurs découvrent que la voie génétique est responsable de la croissance des cellules dans le cancer du sein
    [2005-08-09] - 09 août 2005 - Des chercheurs du CUSM ont progressé à grands pas dans la connaissance du mécanisme par lequel l'œstrogène, hormone féminine, cause la croissance des cellules dans le cancer du sein. Cette recherche, menée en collaboration avec d'autres chercheurs de l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), identifie 153 gènes réagissant à l'œstrogène et un gène particulier qui peut être utilisé pour stopper la croissance cellulaire dans le cancer du sein. Publiée aujourd'hui dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), l'étude orientera les recherches à venir sur une thérapie du cancer du sein.
  • Les bisphosphonates sont une thérapie efficace pour traiter les os métastasiés par un cancer du sein
    [2005-07-25] - Les tumeurs secondaires de l'os causent beaucoup de dommages aux tissus et beaucoup de douleurs chez la moitié des femmes ayant un cancer avancé du sein, mais les bisphosphonates peuvent réduire les risques osseux des femmes déjà sous thérapie anti cancéreuse.
  • Cancer du sein chez l'homme : les radiations seraient inutiles
    [2005-06-27] - Les traitements aux radiations seraient inutiles chez certains hommes atteints du cancer du sein, en bonne partie à cause de la croyance répandue selon laquelle le risque de décès chez l'homme n'est pas le même que chez la femme, indiquent des chercheurs.
  • Un nouvel espoir dans la lutte contre le cancer du sein
    [2005-06-15] - Au mois d'avril dernier, a eu lieu le 14ème congrès international "Cancer Meeting" organisé par l'Institut de Pathologie et d'Immunologie Moléculaire de l'Université de Porto (Ipatimup). La plupart des communications de ce colloque ont été dédiées au traitement et au diagnostic du cancer du sein et ont particulièrement mis en avant deux projets portugais dans ce domaine.
  • Découverte d'un mécanisme de l'apparition du cancer du sein
    [2005-05-25] - Chaque année, le cancer du sein est diagnostiqué chez environ un million de femmes à travers le monde. Les traitements cliniques de cette maladie sont pénibles et très longs. De ce fait, de nombreuses patientes meurent car leurs tumeurs sont devenues résistantes à la chimiothérapie.
  • Des anticorps combinés avec les médicaments anticancéreux montrent une augmentation de l'efficacité de ceux-ci contre le cancer du sein
    [2005-05-18] - Selon les chercheurs du UT Southwestern Medical Center, un anticorps qui a comme cible les vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs diminue d'une manière significative la croissance du cancer du sein chez des souris traitées par les médicaments anti cancer habituels. Ce travail est publiée dans le Journal Cancer Research.
  • L'utilisation de statines diminue la fréquence du cancer du sein
    [2005-05-17] - Les statines seront-elles l'aspirine du 21ème siècle? : Leurs propriétés semblent dépasser la seule action sur le cholestérol plasmatique. Elles possèdent notamment une action protectrice cardiovasculaire indépendante des taux de cholestérol des patients et diminuent également le risque d’accidents vasculaires cérébraux
  • Nouveau traitement pour le cancer héréditaire du sein
    [2005-04-20] - Les chercheurs de l'Université de Stockholm ont, avec des collègues Anglais, découvert une nouvelle voie de traitement pour empêcher le cancer héréditaire du sein. L'article, publié dans le journal Nature, décrit comment l'emploi d'un produit inhibiteur peut spécifiquement tuer des cellules tumorales qui portent le défaut génétique causant le cancer. Ce nouveau traitement cible uniquement les cellules tumorales et ne concerne pas les autres cellules saines. La découverte pourrait aussi conduire à un traitement prophylactique du cancer héréditaire du sein.
  • Une aide post-opératoire au cancer du sein
    [2005-04-19] - L'Association Chrétienne de Jeunes Femmes de Tokyo (Young Women's Christian Association) va débuter un programme au mois de mai, afin d'aider les femmes ayant subi des opérations suite à un cancer du sein à retrouver leur équilibre mental et physique.
  • Nouvelle étude concernant la prévention du cancer du sein
    [2005-04-04] - Une étude internationale est lancée sous la supervision de l'institut national du cancer canadien pour évaluer la capacité d'un médicament, l'exemestane, à prévenir le cancer du sein chez les femmes à risque.
  • Le virus du cancer du sein transmis par les souris ?
    [2005-03-10] - Les chercheurs du centre scientifique d'oncologie de Russie N.N. Blokhine, dont les recherches sont soutenues par la FR2F, avancent que chez la moitié des femmes atteintes du cancer du sein on observe un virus analogue à celui présent chez la souris malade (MMTV).
  • Un programme informatique assistant aide à la détection des cancers du sein de diagnostic difficile
    [2005-03-09] - Selon l'article du Dr Rachel F Brem directeur du service d'imagerie à l'université Georges Washington à Washington , paru en mars 2005 dans l'American Journal of Roentgenology, des petites lésions sont difficiles à détecter. Un programme informatique assistant aide à la détection des cancers du sein de diagnostic difficile.
  • La résonance magnétique a de meilleurs résultats dans l'estimation du résultat de la chimiothérapie du cancer du sein
    [2005-03-09] - Selon le travail du Dr Eren Yeh du service de radiologie de l'Hopital Général à Boston, paru en mars 2005 dans l'American Journal of Roentgenology, la résonance magnétique est le meilleur moyen pour dire si la chimiothérapie a été efficace. Si la chimiothérapie a été efficace la femme pourra espérer une conservation du sein plutôt qu'une mastectomie. Actuellement il est de pratique courante que le médecin fasse un examen du sein d'une manière non invasive pour savoir si la chimiothérapie a été effective.
  • La pilule contraceptive pourrait réduire le risque de cancer du sein
    [2005-03-06] - Selon le travail du professeur John Hopper de l'université de Melbourne et collaborateurs, en collaboration avec l'université d'Ontario Canada et l'université de la Caroline du Nord aux USA, paru dans le journal Cancer Epidemiology, Bio-markers and Prevention, les femmes à risque génétique de cancer du sein pourraient voir le risque de développer la maladie être réduit en prenant des pilules contraceptives.
  • Le programme québécois de dépistage du cancer du sein est l'objet d'une étude
    [2005-02-07] - Selon une nouvelle étude effectuée au Québec, les centres qui effectuent un grand nombre de mammographies de dépistage ont un pourcentage de détection que les cliniques dont le volume de tests est moins élevé et les radiologistes qui lisent de nombreux mammogrammes ont un taux moins élevé de mauvais diagnostiques.
  • L'ajout de radiothérapie à la chimiothérapie améliore la survie des patientes présentant un cancer du sein à risque élevé
    [2005-01-25] - 25 janvier 2005 - Chez les patientes atteintes d'un cancer du sein à risque élevé traitées par mastectomie radicale et chimiothérapie adjuvante, l'ajout de radiothérapie améliore les résultats au plan de la survie avec peu d'effets toxiques à long terme, selon le suivi de 20 ans d'un essai randomisé présenté dans le numéro du 19 janvier du Journal of the National Cancer Institute.
  • Cancer du sein : diminution des cas mortels
    [2005-01-17] - Le nombre de cancer du sein ne diminue pas mais on assiste à une baisse des cas mortels : 6% en moins ces cinq dernières années.
  • Une enzyme impliquée dans le développement métastasique du cancer du sein
    [2005-01-05] - Des chercheurs danois ont constaté qu'une enzyme spécifique est impliquée dans le développement métastatique du cancer du sein. Cette conclusion pourrait conduire, dans le futur, à l'élaboration de médicaments destinés à bloquer l'action de cette enzyme et à prévenir ainsi la progression cancéreuse.
  • Développement d'une technologie ARN pour le traitement du cancer du sein
    [2004-12-02] - Des scientifiques de l'Institut de biophysique de l'Académie des sciences de Chine ont utilisé pour la première fois la technologie d'interférence par ARN (RNAi) sur des animaux pour traiter le cancer du sein. Les premiers tests ont donné des résultats significatifs.
  • Traitements Hormonaux Substitutifs : Quels traitements ? Quels risques de cancer du sein ?
    [2004-11-18] - 18/11/04 - Depuis 1990, l’Inserm surveille la santé de près de 100 000 femmes appartenant à la cohorte E3N de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale (MGEN). L’équipe de Françoise Clavel-Chapelon (Inserm, IGR) s’est intéressée à l’influence du traitement hormonal substitutif (THS) sur le risque de cancer du sein. Les résultats de cette étude font aujourd’hui l’objet d’une publication dans « International Journal of Cancer ». Ils révèlent que l’utilisation d’une combinaison contenant des oestrogènes et un progestatif de synthèse augmente le risque de cancer du sein. Ce « sur-risque » existe même lorsque la durée de prescription ne dépasse pas deux ans. Toutefois, lorsque les oestrogènes sont combinés avec de la progestérone micronisée, le risque ne semble pas être augmenté. Cette étude prospective est la plus fiable et la plus précise entreprise à ce jour en France pour évaluer le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées sous Traitement Hormonal Substitutif. Elle confirme les données antérieures (augmentation du risque parmi les femmes utilisatrices de THS) et précise l’impact que peut avoir un traitement à court terme ainsi que l’influence des différentes combinaisons hormonales et de leur mode d’administration.
  • Traitements Hormonaux Substitutifs : Quels traitements ? Quels risques de cancer du sein ?
    [2004-11-18] - 18/11/04 - Depuis 1990, l’Inserm surveille la santé de près de 100 000 femmes appartenant à la cohorte E3N de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale (MGEN). L’équipe de Françoise Clavel-Chapelon (Inserm, IGR) s’est intéressée à l’influence du traitement hormonal substitutif (THS) sur le risque de cancer du sein. Les résultats de cette étude font aujourd’hui l’objet d’une publication dans « International Journal of Cancer ». Ils révèlent que l’utilisation d’une combinaison contenant des oestrogènes et un progestatif de synthèse augmente le risque de cancer du sein. Ce « sur-risque » existe même lorsque la durée de prescription ne dépasse pas deux ans. Toutefois, lorsque les oestrogènes sont combinés avec de la progestérone micronisée, le risque ne semble pas être augmenté. Cette étude prospective est la plus fiable et la plus précise entreprise à ce jour en France pour évaluer le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées sous Traitement Hormonal Substitutif. Elle confirme les données antérieures (augmentation du risque parmi les femmes utilisatrices de THS) et précise l’impact que peut avoir un traitement à court terme ainsi que l’influence des différentes combinaisons hormonales et de leur mode d’administration.
  • Une importante étude canadienne examine l'influence de l'organisation et de l'offre des soins oncologiques sur le taux de mortalité lié au cancer du sein
    [2004-11-09] - 09 novembre 2004 - Une étude inédite vient d'être menée sur les liens entre les taux de mortalité et l'organisation des soins dispensés aux personnes atteintes du cancer du sein. Cette étude montre comment l'évolution des lignes directrices en matière de diagnostic et de traitement, conjuguée aux programmes communautaires, peut avoir une incidence sur la mortalité des personnes aux prises avec le cancer du sein.
  • Identification d'un nouveau gène dans le cancer du sein
    [2004-08-30] - 30 août 2004 - Des chercheurs de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill et de l'Université McMaster ont identifié un nouveau facteur dans le cancer du sein. Il s'agit d'un gène, l'intégrine-bêta1, établi comme critique dans le déclenchement de la croissance et du développement tumoraux dans un modèle murin de cancer. En outre, quand ce gène est inhibé, la croissance des tumeurs cancéreuses cesse.
  • Cancer du sein : des outils pour localiser les ganglions potentiellement métastasés
    [2004-04-27] - Des chercheurs de l'IN2P3/CNRS (1) ont mis au point une sonde et une gamma caméra pour détecter les ganglions sentinelles, première étape des métastases du cancer du sein dans l'envahissement de l'organisme. Le nouveau prototype de sonde a révélé la présence d'un ganglion sentinelle intra-mammaire particulièrement difficile à localiser.
  • Cancer du sein : les résultats de la première étude comparative coût-efficacité des tests diagnostiques
    [2002-10-15] - 15/10/02 - Des chercheurs de l’Inserm viennent de publier la première évaluation, en terme économique (étude des coûts et de l’efficacité) des différentes stratégies de diagnostic des gènes de prédisposition au cancer du sein (BRCA1 et BRCA2). Les résultats de l’équipe d’Hagay Sobol (Équipe Inserm 9939) et de Jean-Paul Moatti (Unité Inserm 379) mettent en évidence le désavantage, sur le plan coût-efficacité, de la stratégie couramment utilisée jusqu’alors aux Etats-Unis, fondée sur le séquençage direct de l’ADN, par rapport aux 19 autres stratégies testées. Ces éléments de comparaison entre stratégies constituent les toutes premières données objectives jamais apportées sur ce thème. Elles devraient contribuer à la réflexion des décideurs européens chargés de la régulation des dépenses de santé, en leur permettant de prendre la mesure des choix possibles et de leurs avantages pour la collectivité face à ce cancer, le plus fréquent chez la femme dans les pays développés.
  • Un pas contre l'ostéoporose et le cancer du sein.
    [2000-12-20] - L'identification de gènes pouvant causer l'ostéoporose et le cancer du sein progresse petit à petit, est venu expliquer François Rousseau, professeur à l'Université Laval et directeur scientifique, génétique moléculaire, chez la compagnie SignalGene, lors du troisième symposium annuel sur la Variation génétique humaine, qui avait lieu à Philadelphie en octobre.
  • De nouvelles stratégies de traitement donnent espoir aux femmes atteintes d’un cancer du sein
    [0000-00-00] - Les premiers résultats d’une étude clinique comparant chimiothérapie à forte doses et chimiothérapie classique sur des patientes atteintes d’un cancer du sein montrent qu’il n’y a apparemment pas de différences dans la durée de survie ou le taux de récidive; ce résultat s’inscrit dans le cadre de recherches menées au R-U, en Irlande, en Nouvelle-Zélande et en Belgique. Prenant la parole au Congrès de la Société européenne d’oncologie médicale à Nice (France) ce 21 Octobre 2002, le Dr. John Crown, du St Vincent’s University Hospital de Dublin, a toutefois déclaré que de nouveaux médicaments ciblés sur les molécules liées au cancer et donnés en association avec la chimiothérapie ouvraient des perspectives prometteuses pour les essais cliniques.
  • La stigmatisation du cancer du sein dans les pays en voie de développement coûte des vies
    [0000-00-00] - La stigmatisation du cancer du sein dans les pays en voie de développement, particulièrement chez les femmes appartenant aux communautés les plus pauvres, a un profond impact sur le traitement et la survie. Le Dr. Zeba Aziz de l’ “Allama Iqbal Medical College” de Lahore, au Pakistan, a comparé les résultats obtenus sur 286 femmes atteintes d’un cancer du sein au regard de leur condition socio-économique.
  • Cancer du sein et alimentation : seuls l’alcool et le poids sont en cause
    [0000-00-00] - Cancer féminin le plus courant en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, la fréquence du cancer du sein augmente aussi en Inde, en Chine et ailleurs dans le monde.
  • Cancer du sein : ni la viande ni les oeufs ni les produits laitiers ne sont en cause
    [0000-00-00] - renant souvent leur origine dans une préoccupation « écologique » exagérée, peu scientifique et un tantinet totalitaire, des rumeurs diverses se répandent périodiquement pour mettre en cause un certain nombre de « piliers » de l’alimentation occidentale.
  • Vitamine D et calcium pour prévenir le cancer du sein ?
    [0000-00-00] - De nombreuses études suggèrent que le calcium et la vitamine D pourraient protéger du cancer du sein.

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  • Cancer du sein : quelle place pour la symétrisation mammaire ?
    [2012-07-17] - La Haute Autorité de Santé publie aujourd’hui un rapport pour préciser les indications, la place et les conditions de réalisation des interventions chirurgicales de plastie mammaire visant à la symétrisation des seins dans le cadre d’une chirurgie du cancer du sein.
  • Cancer du sein, un nouveau souffle pour le dépistage organisé
    [2012-02-03] - Depuis 2004, la France a mis en place un dépistage organisé du cancer du sein afin de permettre à toutes les femmes de 50 à 74 ans d’accéder à une prise en charge précoce et de qualité. Ce dispositif national coexiste avec un dépistage individuel. Il ne bénéficie, huit ans plus tard, qu’à la moitié des femmes concernées. Les recommandations que publie aujourd’hui la Haute Autorité de Santé, à la demande de la Direction générale de la santé, visent à améliorer cette situation.
  • Cancer du sein : évaluation de l’opportunité d’un dépistage systématique par mammographie chez les femmes âgées de 40 à 49 ans.
    [2004-06-11] - L'Anaes a actualisé, à la demande de la Direction générale de la santé, son rapport d'évaluation technologique datant de 1999 sur le dépistage du cancer du sein, en y incluant des aspects économiques. Cette évaluation montre qu'en 2004, les données de la littérature clinique et économique n'apportent pas un niveau de preuves suffisant pour permettre d'envisager l'extension du programme français de dépistage de cancer du sein aux femmes âgées de 40 à 49 ans sans risque héréditaire, ni antécédent de cancer du sein.
  • L’Anaes actualise les évaluations existantes de la technique du ganglion sentinelle dans le cancer du sein.
    [2003-01-07] - Dans le cadre de son activité d'évaluation des technologies, l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé vient de mettre à jour, à la demande de la Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins (DHOS), les évaluations existantes de la technique du ganglion sentinelle dans le cancer du sein. Cette évaluation a été menée à partir d'une méthodologie fondée sur l'analyse critique de la littérature scientifique et l'avis d'experts.
  • Dépistage du cancer du sein par mammographie : évaluation de la méta-analyse de Gotzsche et Olsen
    [2002-02-11] - Le dépistage par mammographie vise à réduire la mortalité par cancer du sein, le plus fréquent des cancers féminins.
  • Dépistage du cancer du sein : mammographes numériques ou mammographes conventionnels ?
    [2001-04-26] - A la demande de la Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins, l'ANAES a réalisé une étude d'évaluation technologique intitulée Évaluation clinique de la numérisation en mammographie pour le diagnostic et le dépistage des cancers du sein afin d'examiner les performances diagnostiques des mammographes numériques. Sur la base de l'analyse de la littérature, l'étude conclut que les dernières techniques de numérisation plein champ en mammographie ont des performances diagnostiques équivalentes à celles des techniques conventionnelles.

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