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2017-04-26

Les microsphères SIR-Spheres® en résine marquées à l'Yttrium 90 améliorent substantiellement la qualité de survie des patients atteints de cancer primitif du foie par rapport au traitement standard, selon une nouvelle étude comparative

Les microsphères SIR-Spheres® en résine marquées à l'Yttrium 90 améliorent substantiellement la qualité de survie des patients atteints de cancer primitif du foie par rapport au traitement standard, selon une nouvelle étude comparative



AMSTERDAM, April 26, 2017 /PRNewswire/ --

L'examen des 459 patients de l'étude SARAH montre que le traitement local du carcinome hépatocellulaire (CHC) avancé ou inopérable avec les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90 n'améliore pas, tel que planifié, la survie globale par rapport au traitement systémique quotidien de référence avec le sorafenib, mais permet de réduire significativement les effets secondaires et d'avoir une meilleure qualité de vie. 

Selon les données présentées à l'International Liver Congress™ de 20171, parmi les 459 patients atteints de carcinome hépatocellulaire (CHC) avancé ou inopérable participant à l'étude SARAH, ceux ayant été traités une ou deux fois par les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90, présentent les mêmes chances de survie que ceux traités par deux doses quotidiennes de sorafenib, mais en diminuant de plus de cinquante pour cent la quantité et la sévérité des effets secondaires liés au traitement, entrainant ainsi une qualité de vie significativement meilleure.

     (Logo: http://photos.prnewswire.com/prnh/20150119/724485 ) Ces résultats, qui pourraient impacter le traitement des dizaines de milliers de patients atteints de cancer du foie chaque année, ont été annoncés par la principale investigatrice de l'étude SARAH, le professeur Valérie Vilgrain, PhD, Département de Radiologie, Hôpital Beaujon, Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) et Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité, France.

« Ni le sorafenib ni les microspheres SIR-Spheres en résine marquées à l'yttrium-90 n'ont apporté une différence statistiquement significative en matière de survie globale des patients que nous avons examinés », a déclaré le Pr Vilgrain. « Même si 26,6 % des patients du bras SIRT n'ont pas, conformément au protocole, été traités par SIR-Spheres, le critère principal de survie globale par intention de traiter [IDT] n'est pas significativement différent (médiane 8,0 vs. 9,9 mois ; p=0.18). En outre, en ce qui concerne les patients traités par SIR-Spheres ou sorafenib selon le protocole SARAH, la survie globale médiane est identique (9,9 vs. 9,9 mois ; p=0.92). »

« En ce qui concerne ce qui importe aux patients, les résultats de cette première comparaison en face à face à grande échelle de la radiothérapie interne sélective (SIRT) dirigée vers le foie et de la chimiothérapie systémique avec sorafenib montrent également clairement que les procédures dirigées vers le foie utilisant SIR-Spheres aboutissent à une tolérance et une qualité de vie significativement meilleures», a déclaré le Pr Vilgrain. « Je crois que ces résultats devraient, à l'avenir, jouer un rôle crucial lors de la sélection d'un traitement de première ligne pour ces patients. »

La différence en matière de fréquence et de sévérité des effets secondaires chez les patients traités par les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90 comparé au sorafenib est marquante. Un nombre significativement plus faible de patients traités par les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90 a souffert d'effets secondaires liés au traitement en général (76,5 % vs. 94,0 % pour le sorafenib ; p<0.001), et ceux-ci étaient également moins sévères (? grade 3 ; 40,7 % vs. 63,0 %, respectivement ; p<0,001). En outre, parmi les patients traités par les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90 qui ont fait état d'effets secondaires liés au traitement, la médiane d'occurrence est de seulement 5 tout au long de l'étude SARAH contre 10 pour ceux traités par sorafenib (p<0,001).

Les symptômes généraux liés au traitement tels que la fatigue (42 % vs. 65 % ; p<0,001), les douleurs abdominales (20 % vs. 29 % ; p=0,032), les nausées ou vomissements (12 % vs. 23 % ; p=0,001) et les infections (4 % vs. 11 % ; p=0,007) ont également été significativement moins souvent rapportés et moins sévères pour les patients traités par les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90 que pour les patients traités par sorafenib.

Moins de patients traités par les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90 ont souffert de diarrhées (13 % vs. 68 % pour le sorafenib ; p<0,001), de syndrome main-pied (0,4 % vs. 21 % ; p<0,001), d'anorexie (13 % vs. 32 % ; p<0,001), de perte de poids (6 % vs. 21 % ; p<0,001) et d'alopécie (0 % vs. 16 % ; p<0,001), ainsi que d'infections (4 % vs. 11 % ; p=0,007), d'hypertension (3 % vs. 13 % ; p<0,001) et d'hémorragies gastro-intestinales (3 % vs. 10 % ; p=0,002).

Il y a eu peu de complications associées au traitement SIRT et, plus important encore, aucune maladie du foie liée à la radioembolisation (hépatite radique). Les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90 n'ont pas entrainé d'augmentation significative des ulcérations gastro-intestinales (GI) (2 % vs. 0,5 % pour le sorafenib ; p=0,37) incluant un cas d'ulcère GI provoqué par les radiations, d'ascites (12 % vs. 11 % ; p=0,57), d'hyperbilirubinémie (12 % vs. 13 % ; p=0,86) et seulement un cas de pneumonie post-radiation (0,4 % vs. 0 ; p=0,46).

Les résultats des enquêtes sur la qualité de vie remplies par les participants tous les trois mois après le premier traitement mettent en valeur les bénéfices des microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90. « Sur la base de leurs réponses aux questions sur l'état de santé général du questionnaire QLQ-C30 de l'European Organisation for Research and Treatment of Cancer [EORTC], les patients traités par SIR-Spheres ont présenté un état de santé stable tout au long de l'étude SARAH, tandis que les patients traités au sorafenib ont fait état d'un déclin constant et significatif de leur qualité de vie (effet de groupe : p=0,005 ; effet sur la durée : p<0,001 ; différence entre les groupes sur la durée : p=0,045) » a déclaré le Prof. Vilgrain.

« En outre, » a-t-elle souligné, « nous avons découvert que les tumeurs des patients traités par SIR-Spheres présentaient une meilleure réponse objective (19,0 % vs. 11,6 % ; p=0.042) que celles des patients traités au sorafenib, et représentaient un risque significativement moindre de progression du cancer dans le foie, ce qui est la principale cause de décès lié à cette maladie. »

Contexte de l'étude SARAH 

« Les patients atteints de Carcinome Hépatocellulaire (CHC) non éligibles à une transplantation, une chirurgie ou une ablation pour traiter leurs tumeurs font face à un pronostic très sombre, de un ou deux ans de vie avec une invalidité et une douleur grandissantes », a déclaré le professeur Vilgrain. « Dans de nombreux cas, le CHC du patient est déjà à un stade tellement avancé que la principale option de traitement disponible est le sorafenib. Dans d'autres cas, nous sommes en mesure de traiter les patients au stade intermédiaire par plusieurs chimiothérapies directement délivrées dans leur foie, ce qu'on appelle la chimioembolisation transartérielle, ou TACE, mais cette approche peut échouer. »

« Pour les patients atteints de CHC avancé ou ceux pour qui la TACE a échoué, nous nous appuyons depuis une dizaine d'années sur le traitement systémique par voie orale au sorafenib, qui a été démontré plus efficace que le placebo en termes de survie, mais qui cause également de nombreux effets secondaires qui peuvent avoir un impact négatif sur la qualité de vie des patients. C'est pourquoi nous avons décidé de regarder si une nouvelle forme de thérapie ciblant le foie, la radiothérapie interne sélective, ou SIRT, avec SIR-Spheres pourrait représenter une meilleure alternative. Notre décision de mettre en œuvre l'étude SARAH est basée sur de plus petites études existantes et des analyses rétrospectives, qui suggèrent que les SIR-Spheres pourraient être au moins aussi efficaces et aussi bien tolérées par les patients atteints de CHC. » a-t-elle ajouté.

L'étude randomisée, contrôlée et ouverte SARAH (SorAfenib versus Radioembolization in Advanced Hepatocellular carcinoma) compare directement l'efficacité de la radiothérapie interne sélective (SIRT ou radioembolisation) en utilisant des microsphères en résine marquées à l'yttrium-90 [Y-90] (microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'yttrium-90, Sirtex Medical Limited, Sydney, Australie) par rapport au traitement par sorafenib (Nexavar®, Bayer HealthCare Pharmaceuticals, Berlin, Allemagne).

L'étude SARAH a été lancée en décembre 2011 et a achevé sa phase de recrutement des patients en février 2015.

Avec 459 patients traités dans 25 centres cliniques français, SARAH est la plus grande étude randomisée à ce jour à comparer la radiothérapie interne sélective - ou toute autre thérapie ciblant le foie - avec la thérapie systémique standard pour le traitement du cancer primitif du foie. Près de 70 % des patients de l'étude SARAH souffraient d'un CHC avancé (Barcelona Clinic Liver Cancer (BCLC) stade C), avec thrombose de la veine porte et sans propagation extra-hépatique. La plupart des autres patients avaient été soumis à deux cycles de TACE ayant échoué.

Les résultats de SIRveNIB, une étude parallèle réalisée dans la région Asie-Pacifique auprès de plus de 360 patients atteints de CHC, seront présentés lors du congrès annuel de la Société Américaine d'Oncologie Clinique (American Society of Clinical Oncology - ASCO) à Chicago le 4 juin 2017.

Qu'est-ce que le Carcinome Hépatocellulaire (CHC) ? 

Les patients atteints de CHC représentent 90 % de toutes les personnes souffrant de cancer primitif du foie, la sixième forme de cancer la plus fréquente dans le monde et la seconde cause de décès liée au cancer. Le CHC affecte principalement les patients atteints de cirrhose, toutes causes confondues, y compris l'hépatite virale, l'alcoolisme et la maladie du foie gras, et est la cause de plus de 670 000 décès par an dans le monde.2 Pour les personnes à risque, l'incidence du CHC augmente progressivement avec l'âge pour atteindre un pic autour de 70 ans.3

Dans l'ensemble, un tiers des patients souffrant de cirrhose du foie développeront un CHC au cours de leur vie.4 Dans le monde, environ 54 % des cas de CHC peuvent être attribués à une infection par le VHB (qui affecte 400 millions de personnes) et 31 % au VHC (qui affecte 170 millions de personnes).3

En Afrique et en Asie orientale, la plus grande proportion est attribuable au VHB (60 %), tandis que dans le monde occidental, l'hépatite C chronique s'avère être le principal facteur de risque.5,6 En plus de ces causes, on estime désormais que jusqu'à un patient sur huit (12,8 %) atteint de stéatohépatite non-alcoolique (NASH) avec cirrhose évoluera vers un CHC.7 La NASH, qui est largement considérée comme déclenchée par le diabète de type II, la résistance à l'insuline, l'obésité, l'hyperlipidémie et l'hypertension, est devenue la première cause de maladie hépatique dans les pays occidentaux. La progression de la NASH augmente dramatiquement les risques de cirrhose, d'insuffisance hépatique et de CHC. On pense que cette évolution est liée à l'épidémie mondiale de diabète et d'obésité.8

Le CHC est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, à l'exception de l'Afrique où plus de femmes sont atteintes.2

Qu'est-ce que la SIRT avec les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'yttrium-90 ? 

La radiothérapie interne sélective (SIRT) avec les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'yttrium-90 est un traitement approuvé pour les tumeurs du foie inopérables. Ce traitement mini-invasif délivre une dose élevée de rayonnement bêta directement dans les tumeurs. La SIRT est pratiquée par des radiologues interventionnels, qui délivrent, via un cathéter, des millions de microsphères radioactives en résine (d'un diamètre de 20 à 60 microns) dans les artères du foie qui irriguent les tumeurs. En utilisant l'irrigation sanguine des tumeurs, les microsphères délivrent de manière ciblée une dose de radiation 40 fois supérieure à celle de la radiothérapie conventionnelle, tout en épargnant les tissus sains.

Les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90 sont approuvées pour le traitement des tumeurs du foie inopérables en Argentine, en Australie, au Brésil, dans l'Union européenne (marquage CE), en Suisse, en Turquie et plusieurs pays d'Asie. Aux États-Unis, les microsphères SIR-Spheres en résine marquées à l'Yttrium 90 bénéficient d'une homologation de pré-commercialisation (PMA) de la FDA, et sont indiquées pour le traitement de métastases hépatiques non résécables issues d'un cancer primitif colorectal, en combinaison avec une chimiothérapie intra-artérielle hépatique utilisant de la floxuridine (FUDR).




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> Article écrit le par Sirtex Medical Limited

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Source : PR Newswire

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