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2017-08-02

Eisai soumet une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) à l'agence européenne des médicaments pour le lenvatinib dans le traitement en première intention du carcinome hépatocellulaire

Eisai soumet une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) à l'agence européenne des médicaments pour le lenvatinib dans le traitement en première intention du carcinome hépatocellulaire



HATFIELD, England, August 2, 2017 /PRNewswire/ --

  Le dossier sur le lenvatinib basé sur l'étude clé REFLECT de phase III a présenté une survie globale non inférieure par rapport au sorafénib.   

Des demandes d'enregistrement soumises simultanément auprès de l'agence européenne des médicaments (EMA) et de l'agence américaine en charge des médicaments (FDA) ont suivi l'envoi du dossier au ministère en charge de la santé au Japon en juin 2017.  
Eisai a annoncé la soumission d'une demande d'autorisation de mise sur le marché à l'agence européenne des médicaments (EMA) pour l'utilisation du lenvatinib, en première intention, chez les patients atteints d'un carcinome hépatocellulaire (CHC) non résécable. Les patients atteints d'un carcinome hépatocellulaire souffrent d'une maladie complexe associée à un pronostic défavorable qui représente environ 90 % des cas de cancers du foie dans le monde.[1]

« Depuis une dizaine d'années, aucun progrès n'a été réalisé dans le traitement systémique de première intention du carcinome hépatocellulaire non résécable en Europe, » a déclaré Jeff Evans, professeur en recherche translationnelle sur le cancer à l'université de Glasgow. « D'importants besoins restent insatisfaits pour les patients atteints de cette forme avancée de cancer du foie dont les possibilités de traitement restent limitées. »

La demande faite auprès de l'EMA s'appuie sur les résultats de l'étude pivotale de phase III REFLECT (Étude 304). Le lenvatinib est l'unique agent, en première intention, à présenter une survie globale (SG) non inférieure par rapport au sorafénib dans le traitement du CHC non résécable, avec des améliorations cliniquement significatives par rapport au sorafénib dans tous les critères d'efficacité secondaires de survie sans progression (SSP), de délai médian avant progression (DAP) et de taux de réponse objective (TRO).[2] Les résultats de l'étude REFLECT ont été présentés oralement cette année au cours de la réunion annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago et seront bientôt publiés dans la revue à comité de lecture The Lancet.

« Cette annonce représente une autre étape importante pour le lenvatinib dans les  cancers difficiles à traiter, » a indiqué Gary Hendler, président et président-directeur-général de la branche européenne et directeur commercial de l'infrastructure commerciale d'oncologie d'Eisai. « Compte tenu des résultats observés lors de l'Essai REFLECT, nous sommes impatients à l'idée de travailler avec l'EMA pour  offrir une nouvelle perspective très attendue de traitement, en première intention, pour les patients atteints d'un cancer du foie en Europe. ».

Le lenvatinib est actuellement indiqué dans l'Union européenne dans le traitement des patients adultes atteints de carcinome thyroïdien différencié (papillaire, folliculaire, à cellules de Hürthle) localement avancé ou métastatique réfractaire à l'iode radioactif (IRA) et progressif.[3] Le lenvatinib est également indiqué en association avec l'évérolimus dans le traitement des patients adultes atteints d'un cancer du rein avancé ayant reçu un traitement antérieur par anti-VEGF (vascular endothelial growth factor - facteur de croissance de l'endothélium vasculaire).[4]

Eisai travaille à la découverte, au développement et à la production de traitements anticancéreux innovants afin d'améliorer la vie des patients et de leurs familles. Cette passion pour l'être humain fait partie intégrante de la mission human health care (hhc) d'Eisai, qui s'efforce de permettre une meilleure compréhension des besoins des patients et de leurs familles afin d'accroître les bienfaits des soins de santé.

À propos de l'Essai REFLECT (Étude 304)  

REFLECT est une étude internationale de non-infériorité de phase III, en ouvert, randomisée, destinée à comparer l'efficacité et la sécurité du lenvatinib par rapport au sorafénib en tant que traitement systémique de première intention pour des patients atteints de CHC non résécable. Les patients (n = 954) des 183 centres d'essai situés dans 21 pays ont été randomisés pour recevoir du lenvatinib à 12 mg ou 8 mg une fois par jour selon leur masse corporelle (? 60 kg ou < 60 kg) (n = 478) ou du sorafénib à 400 mg deux fois par jour (n = 476). Le traitement a été poursuivi jusqu'à la progression de la maladie ou l'apparition d'une toxicité inacceptable. Le critère principal de cette étude était la survie globale (SG). Les critères d'efficacité secondaires de cette étude étaient la survie sans progression (SSP), le délai médian avant progression (DAP) et le taux de réponse objective (TRO).

La SG médiane pour les patients traités avec le lenvatinib était de 13,6 mois (IC à 95 % : 12,1 à 14,9 mois) par rapport à 12,3 mois (IC à 95 % : 10,4 à 13,9 mois) pour le sorafénib (HR : 0,92 ; IC à 95 % : 0,79 à 1,06). Une SSP médiane de 7,4 mois (IC à 95 % : 6,9 à 8,8 mois) avec le lenvatinib avec un DAP de 8,9 mois (IC à 95 % ; 7,4 à 9,2 mois) par rapport à une SSP médiane de 3,7 mois (IC à 95 % : 3,6 à 4,6 mois) (HR : 0,66 ; IC à 95 % : 0,57 à 0,77 ; p < 0,00001) et un DAP de 3,7 mois sous sorafénib (IC à 95 % ; 3,6 à 5,4 mois) (HR 0,63 ; IC à 95 % ; 0,53 à 0,73 ; p < 0,00001).[2] En outre, le lenvatinib a montré un TRO significativement plus élevé (24 %) que celui du sorafénib (9 %) (odds ratio : 3,13 ; IC à 95 % : 2,15 à 4,56 ; p < 0,00001).[2] Le TRO a été évalué selon les critères mRECIST.[2]

Les effets indésirables apparus sous traitement (EIAT) les plus fréquents selon les stades de la maladie parmi les patients ayant reçu le lenvatinib étaient l'hypertension (42,2 %), la diarrhée (38,7 %) le manque d'appétit (34,0 %) et la perte de poids (30,9 %).[2] Dans le groupe traité par sorafénib, les EIAT les plus fréquents étaient l'érythrodysesthésie palmo-plantaire (gonflement des mains et des pieds) (52,4 %), la diarrhée (46,3 %), l'hypertension (30,3 %) et le manque d'appétit (26,3 %).[2] Lors de l'étude, les EIAT sont apparus chez 98,7 % des patients traités par lenvatinib et chez 99,4 % des patients traités par soranéfib.[2]

À propos du carcinome hépatocellulaire (CHC)  

Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est une maladie complexe associée à un pronostic défavorable, qui représente environ 90 % des cas de cancers du foie dans le monde.[1] L'incidence du cancer du foie en Europe a augmenté régulièrement au cours des dix dernières années.[5] Le CHC non résécable correspond à un stade avancé du cancer du foie, difficile à traiter, qui affecte > 70 % des patients.[6] Le CHC est la deuxième cause la plus importante de décès dus à un cancer au monde. On estime qu'il a causé près de 746 000 décès dans le monde en 2012.[7] En Europe, on estime qu'un cancer du foie a été diagnostiqué chez 71 000 personnes et que 69 000 personnes sont mortes de cette maladie en 2012.[7]

À propos du lenvatinib  

Le lenvatinib, découvert et mis au point par Eisai, est un inhibiteur multikinasique oral des récepteurs des facteurs de croissance de l'endothélium vasculaire 1 à 3, des récepteurs des facteurs de croissance des fibroblastes 1 à 4, du récepteur alpha du facteur de croissance dérivé des plaquettes et des proto-oncogènes RET et KIT.[8],[9] Lenvima® (lenvatinib) est approuvé dans l'UE et aux États-Unis pour des populations spécifiques de patients :

Dans l'Union européenne, le lenvatinib est indiqué : Sous l'appellation commerciale Lenvima® dans le traitement des patients adultes atteints de carcinome thyroïdien différencié (papillaire, folliculaire, à cellules de Hürthle) localement avancé ou métastatique, réfractaire à l'iode radioactif (IRA) et progressif.[3]

Sous l'appellation commerciale Kisplyx® dans l'Union européenne en association avec l'évérolimus dans le traitement des patients adultes atteints d'un cancer du rein avancé ayant reçu un traitement antérieur par anti-VEGF (vascular endothelial growth factor - facteur de croissance de l'endothélium vasculaire)).[4]
À propos d'Eisai Co., Ltd.  

Eisai Co. Ltd. est l'un des principaux laboratoires pharmaceutiques de recherche et de développement au monde. Son siège social est au Japon. La mission de la société est de « donner la priorité aux patients et à leurs familles et d'augmenter le service médical rendu », ce qu'Eisai appelle la philosophie du human health care (hhc). Avec plus de 10 000 collaborateurs travaillant au sein de son réseau international de centres de R&D, de sites de production et de bureaux marketing, le groupe s'efforce de mettre sa philosophie hhc en œuvre en élaborant des produits innovants dans différents domaines thérapeutiques dans lesquels de nombreux besoins médicaux restent insatisfaits, notamment l'oncologie et la neurologie.

En raison de son envergure mondiale, Eisai est en mesure d'étendre sa mission aux patients du monde entier, en s'appuyant sur ses investissements et sa participation à des initiatives basées sur des partenariats afin d'améliorer l'accès aux médicaments dans les pays en développement et émergents. 

Pour de plus amples informations à propos d'Eisai Co., Ltd., veuillez consulter le site www.eisai.com

Références 

[1] Weledj E, et al. (2014) How grim is hepatocellular carcinoma? Annals of Medicine & Surgery. 3(3):71-76.

[2] Cheng A, et al. (2017) Phase 3 trial of lenvatinib vs sorafenib in first-line treatment of patients with unresectable hepatocellular carcinoma (uHCC). J Clin Oncol. 35 (suppl; abstr 4001). Presented at the American Society for Clinical Oncology annual meeting 2017.

[3] Lenvima® (lenvatinib) Summary of Product Characteristics. Available at: http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/EPAR_-_Product_Information/human/003727/WC500188674.pdf. Last accessed: 21 July 2017.

[4] Kisplyx® (lenvatinib) Summary of Product Characteristics. Available at: http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/EPAR_-_Product_Information/human/004224/WC500216237.pdf. Last accessed: 21 July 2017.

[5] McGlynn KA, et al. (2011) The Global Epidemiology of Hepatocellular Carcinoma, Present and Future. Clin Liver Dis. 15(2):223-243.

[6] Lencioni R, et al. (2010) Treatment of Intermediate/Advanced Hepatocellular Carcinoma in the Clinic: How Can Outcomes Be Improved? The Oncologist. 15:42-52.

[7] World Health Organization. Estimated Incidence, Mortality and Prevalence Worldwide in 2012. GLOBOCAN Cancer Fact Sheets: Liver Cancer. Available at: http://gco.iarc.fr/today/data/pdf/fact-sheets/cancers/cancer-fact-sheets-7.pdf . Last accessed: 21 July 2017.

[8] Matsui J, et al. (2008) E7080, a novel inhibitor that targets multiple kinases, has potent antitumor activities against stem cell factor producing human small cell lung cancer H146, based on angiogenesis inhibition. Int J Cancer. 122:664-671.

[9] Okamoto K, et al. (2010) Distinct Binding Mode of Multikinase Inhibitor Lenvatinib Revealed by Biochemical Characterization. ACS Medicinal Chemistry Letter.

Lenvatinib-EU0103
juillet 2017   


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Source : PR Newswire

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