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2017-07-18
Des études de haute qualité démontrent systématiquement les avantages des édulcorants faibles en calories pour le contrôle du poids

Des études de haute qualité démontrent systématiquement les avantages des édulcorants faibles en calories pour le contrôle du poids



BRUXELLES, July 18, 2017 /PRNewswire/ --

Déclaration de l'ISA en réponse à l'étude d'Azad et al. 

Les conclusions d'une nouvelle étude systématique réalisée par Azad et al.[1] démontrant que les édulcorants faibles en calories sont potentiellement liés à un risque de prise de poids et de maladies cardiaques sur la base de résultats d'études de cohorte par observation ne sont pas étayées par les données collectives tirées d'études d'intervention sur l'homme bien conçues et les revues systématiques et méta-analyses rigoureuses antérieures[2],[3]. Notablement, ces affirmations ne sont pas confirmées par les résultats de la méta-analyse d'essais randomisés contrôlés (ERC) réalisée par les auteurs du présent article.

En effet, de nombreux essais sur l'homme ont systématiquement démontré que les édulcorants faibles en calories pouvaient être utiles pour le contrôle du poids lorsqu'ils étaient utilisés à la place du sucre, dans le cadre d'une alimentation équilibrée et d'un style de vie sain. Contrairement aux assertions de l'étude d'Azad et al., les études de cohorte par observation, par nature, ne peuvent pas démontrer que les édulcorants faibles en calories sont liés à une prise de poids ou à des maladies cardiaques, car elles sont sujettes au biais d'indication, et une causalité inverse ne peut pas être écartée. Mais surtout, il n'existe pas un seul essai randomisé contrôlé publié, la référence en matière de recherche nutritionnelle, qui démontre que l'usage d'édulcorants faibles en calories peut entraîner une prise de poids ou tout effet néfaste sur la santé.

Pour replacer les résultats de la publication d'Azad et al. dans leur contexte, certaines études par observation concluent que les personnes en surpoids ou obèses ainsi que les individus atteints de diabète ou d'un autre problème de santé cardiométabolique accompagnant généralement l'obésité ont tendance à utiliser plus souvent des édulcorants faibles en calories. Cependant, il peut s'agir d'une stratégie pour réduire leur consommation de sucre et leur apport en calories, une recommandation diététique courante pour ces problèmes de santé. Par ailleurs, dans la plupart des études par observation, les ajustements visant à tenir compte des variables liées à l'adiposité atténuent ou diminuent les relations observées, ce qui mène à la disparition des associations significatives.[4]

Pour attribuer l'observation de taux d'obésité plus élevés chez les consommateurs fréquents d'édulcorants faibles en calories à l'utilisation d'édulcorants faibles en calories elle-même, plutôt qu'à un autre facteur confondant non mesuré, et ainsi prouver le lien de causalité, il est nécessaire de réaliser un essai randomisé contrôlé. Il s'agit là du seul modèle d'étude sur l'homme qui puisse établir un lien de cause à effet, et dans le cas de l'effet des édulcorants faibles en calories sur le poids corporel, les données des ERC sont claires et cohérentes et indiquent que l'usage d'édulcorants faibles en calories constitue un avantage modeste pour la perte et le maintien du poids.[2],[3] Notablement, des essais de plus longue durée ont fait état d'une perte de poids plus élevée et d'un meilleur maintien du poids avec l'usage d'édulcorants faibles en calories.[5],[6]

Étonnamment, les auteurs soutiennent également que « les résultats des ERC ne démontrent pas clairement les avantages escomptés des édulcorants non nutritifs pour la perte de poids » ; cependant, les critères de sélection utilisés pour la méta-analyse des ERC dans cette étude ont abouti à l'exclusion de plusieurs essais cliniques bien conçus qui étaient inclus dans une revue systématique et une méta-analyse rigoureuses de Rogers et al.[3]

À une époque où l'obésité et les problèmes de santé associés sont en augmentation, les édulcorants faibles en calories peuvent être un outil diététique utile dans le cadre d'une alimentation équilibrée et d'un style de vie sain, à en croire les preuves solides qui concluent que globalement, leur usage à la place du sucre entraîne une réduction de l'apport énergétique et une perte de poids modeste.

Note aux rédacteurs :
Pour plus d'informations sur les édulcorants faibles en calories, rendez-vous sur le site http://www.sweeteners.org ou contactez le secrétariat de l'ISA en cliquant ici.

Références :   Azad M., Abou-Setta AM., Chauhan BF., et al. Nonnutritive sweeteners and cardiometabolic health: a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials and prospective cohort studies. (Édulcorants non nutritifs et santé cardiométabolique : revue systématique et méta-analyse d'essais randomisés contrôlés et d'études de cohorte prospectives.) Canadian Medical Association Journal, juillet 2017 ; 189 : E929-39

Miller PE, Perez V. Low-calorie sweeteners and body weight and composition: a meta-analysis of randomized controlled trials and prospective cohort studies. (Édulcorants faibles en calories, poids et composition corporelle : méta-analyse d'essais randomisés contrôlés et d'études de cohorte prospectives.) Am J Clin Nutr 2014 ; 100 : 765-77.

Rogers PJ, Hogenkamp PS, de Graaf C, et al. Does low-energy sweetener consumption affect energy intake and body weight? A systematic review, including meta-analyses, of the evidence from human and animal studies. (La consommation d'édulcorants hypocaloriques affecte-t-elle l'apport énergétique et le poids corporel ? Revue systématique, incluant des méta-analyses, des résultats d'études chez l'homme et les animaux.) Int J Obes (Lond) 2016 ; 40 : 381-94.

Romo-Romo A., Aguilar-Salinas CA, Gomez-Diaz RA., et al. Non-nutritive sweeteners: Evidence on their association with metabolic diseases and potential effects on glucose metabolism and appetite. (Édulcorants non nutritifs : preuves de leur association avec des troubles du métabolisme et effets potentiels sur le métabolisme du glucose et l'appétit.) Rev Invest Clin. Mai-juin 2017 ; 69(3) : 129-138

Blackburn GL, Kanders BS, Lavin PT, et al. The effect of aspartame as part of a multidisciplinary weight-control program on short- and long-term control of body weight. (Effet de l'aspartame dans le cadre d'un programme de contrôle du poids sur le contrôle du poids corporel à court et à long terme.) Am J Clin Nutr 1997 ; 65 : 409-18

Peters JC, Beck J, Cardel M, et al. The effects of water and non-nutritive sweetened beverages on weight loss and weight maintenance: a randomized clinical trial. (Effets de l'eau et de boissons sucrées non nutritives sur la perte et le maintien du poids : un essai clinique randomisé.) Obesity (Silver Spring) 2016 ; 24 : 297-304


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> Article écrit le 2017-07-18 par International Sweeteners Association (ISA)

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Source : PR Newswire

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